Milliardaires : pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux ?




Si les gouvernements, notamment celui des Etats-Unis, avaient mené des politiques monétaires, fiscales et réglementaires éclairées au cours des quarante dernières années, la planète compterait aujourd’hui 20‚000 milliardaires, soit dix fois plus que les 2‚043 ƒmilliardaires figurant au classement 2017.
    La création de richesses s’épanouit plus aisément au sein des environnements moins rigides. Trop souvent, depuis les années 1970, on a pu voir régner des politiques délétères.
    De nos jours, l’argent est le phénomène le plus mécompris. Les économistes s’obstinent à prendre comme parole d’évangile la théorie selon laquelle la manipulation de la masse monétaire et du coût de l’argent concourt à aiguiller les économies, de la même manière qu’un volant assure la direction d’une voiture. Dans les faits, la seule vraie question au sujet des activités monétaires des banques centrales concerne la portée des dommages qu’elles causent. L’illustration la plus éloquente étant, bien évidemment, la Réserve fédérale, dont les impairs commis depuis la crise économique de 2008-2009 ont asphyxié l’économie américaine.
    L’argent n’est pas la richesse. Il ne sert qu’à simplifier l’achat et la vente de produits et de services. Il mesure leur valeur, ainsi qu’une horloge mesure l’écoulement du temps. Il s’apparente à un coupon d’échange. L’étalon-or, abandonné par les Etats-Unis en 1971, assure, bien mieux que tout autre système, la stabilité des monnaies. Une monnaie stable simplifie l’investissement productif, sans lequel il n’y a point de création de richesses.
   Les taxes constituent un fardeau pesant. Les taux d’imposition trop élevés entravent la croissance économique. Ainsi, lorsqu’à la fin des années 1960 l’Europe infligea des super taxes sur les ventes baptisées taxes sur la valeur ajoutée (TVA) et des impôts écrasants sur le revenu, les taux de croissance s’effœondrèrent.
    Reste une question crucialeƒ: les Etats- Unis commettront-ils la même erreur que l’Europe, et adopteront-ils la border adjustment tax (taxe d’ajustement aux frontières), une quasi-TVA de 20ƒ%‚? Incroyable, mais vrai, de nombreux républicains de l’establishment font pression en faveur de cet impôt qui lèse les familles de travailleurs. Les réglementations qui rongent l’économie ont proliféré, telles de mauvaises herbes. Fort heureusement, le gouvernement Trump semble aspirer sincèrement à livrer une lutte sans merci à ces fac-similés de taxes.
    Monnaie stable, fiscalité avantageuse, rien que du bon sens. Si simple. Et pourtant, si difficile à mener à bien, politiquement parlant.

Disparition d'un monstre sacré américain

Michael Novak, disparu il y a peu à 83 ƒans des suites d’un cancer du côlon, était un philosophe et théologien de tout premier ordre. Ses écrits sur le capitalisme, la démocratie et la religion eurent une influence notable dans les années 1980 et 1990. Dans les faits, ils constituèrent les assises du sens critique qui permit de sceller la chute du communisme soviétique. Les idées sont des verres optiques au travers desquels les individus perçoivent le monde, qu’ils en soient conscients ou non. Ceux livrés par M. Novak s’avérèrent essentiels au plein épanouissement de la démocratie et du libre-échange dans les dernières heures du xxe siècle et dans les premières du xx§e siècle. M. Novak éclaira les papes Jean-Paul II et Benoît XVI sur ses positions sur l’éthique des marchés libres. A plusieurs reprises, Margaret Thatcher reconnut volontiers l’empreinte laissée par M. Novak sur sa vision du fondement éthique du capitalisme. A l’époque, les ouvrages de M.ƒNovak étaient importés clandestinement dans les pays sous contrôle communiste.
    Hélas, les erreurs stratégiques monumentales commises ces dernières années par des chefs de file du monde libre et certains économistes, notamment en matière de politique monétaire, ont attiré la disgrâce sur le capitalisme, catalogué le libre-échange en ennemi des citoyens et de manière dangereuse, fragilisé et mis en péril la stabilité internationale‚! Tout comme dans les années 1930, et dans une moindre mesure les années 1970, cette étonnante stagnation économique qui semble être devenue chronique engendrera des conséquences toujours plus dévastatrices, malgré les cures thérapeutiques des leaders élus par voie démocratique.
    Durant sa jeunesse, M. Novak s’était voué à la prêtrise et avait intégré à cet eœet un lycée spécial de Notre Dame. Il abandonna par la suite cette ambition (l’un de ses frères entra tout de même dans les ordres) et, son master en histoire et en philosophie de la religion de l’université de Harvard en poche, se consacra à une vie de recherche et de militantisme politique. D’abord homme de gauche – il travailla pour le sénateur démocrate George McGovern durant sa campagne aux présidentielles de 1972 face à Richard Nixon, le président sortant –, il bifurqua rapidement à droite, convaincu que «‚la gauche se fourvoyait à propos de presque toutes les questions majeures de notre époque‚».
    Plus remarquable encore, M. Novak se mit à envisager le commerce sous un jour nouveau, alors qu’il estimait autrefois que «‚l’activité économique se résumait à des activités d’achat et de vente, relevant, au fond, du simple colportage‚». Il jugea au contraire qu’«‚en ce système tant décrié résidait l’espoir d’endiguer la pauvreté et d’éradiquer l’oppression du despotisme – sans doute notre ultime et plus bel espoir. Le capitalisme incite les gens à faire montre d’initiative et d’imagination, à travailler en équipe dans un esprit de coopération, à aimer et à chérir la loi ; il astreint les individus non seulement à s’en remettre à leurs propres forces et à leur propre intégrité morale, mais aussi à reconnaître cette intégrité chez les autres et à collaborer avec ces derniers en toute liberté. »
    Pour autant, M. Novak ne brossait pas un tableau idyllique. « Je ne voudrais surtout pas laisser à penser que tout système saurait prétendre à constituer le royaume de Dieu sur Terre. Le capitalisme ne l’est pas. La démocratie non plus. » Malgré la nature triviale et prosaïque du commerce, Michael Novak convint que les marchés libres avaient bonifié l’humanité en nous incitant, alors que nous en étions à peine conscients, à interagir et à collaborer les uns avec les autres par des mécanismes propres à amener la prospérité et à ouvrir des perspectives pour ceux jusqu’alors soumis à l’oppression, afin, ainsi que le disait le président Abraham Lincoln, d’améliorer leur sort. Le commerce a offŠert aux individus la possibilité de faire fleurir leurs talents propres. Il a aiguisé un esprit de créativité qui permit d’enrichir les vies de tout un chacun. Il a amené les individus à songer à l’avenir plutôt que de se confiner dans l’instant présent. Ses créations sont l’antithèse de la cupidité, de l’égoïsme et de l’avarice – après tout, ce ne sont pas les avares qui fondent les Microsoft, les Wal- Mart et les Apple de la planète.
    Perspicace, M. Novak nota que les fondateurs des Etats-Unis avaient assis la nouvelle République américaine sur le libre-échange, ce système palliant un péché bien plus mortel que la haine—: l’envie. « De la haine… le moins qu’on puisse dire est qu’elle est palpable et partout considérée comme pernicieuse. L’envie ne s’affišche guère sous son propre nom ; elle se camoufle derrière un jour plus avenant et s’exécute, tel un gaz incolore et létal. Au sein des républiques d’autrefois, elle engendra la lutte “classe contre classe” […] »
    En revanche, au sein d’une société marchande, « lorsque les individus constatent que leurs conditions matérielles s’améliorent en réalité d’année en année… ils cessent de se comparer à leurs voisins. »
    De ses réflexions, M. Novak fit un livre fondamental—: The Spirit of Democratic Capitalism, une oeuvre brillante et nuancée qui invoque des arguments moraux en faveur d’un système que même la plupart de ses instrumentistes n’avaient jamais considéré comme un sacerdoce, ni particulièrement porté aux nues. Les détracteurs, notamment ceux de la gauche, furent effŠarés par l’audace dont fit preuve M. Novak dans ce rapprochement entre éthique et économie.
    Il est regrettable que l’actuel souverain pontife ne se soit pas plongé dans la lecture de cet ouvrage pour s’imprégner de ses conclusions.
    Je fis connaissance avec M. Novak alors que nous siégions tous deux au Board for International Broadcasting, l’organisme de surveillance de Radio Free Europe (RFE) et de Radio Liberty (RL) – radios financées par le Congrès des Etats-Unis. Ces deux radios émettaient au-delà de ce qu’on appelait alors le Rideau de fer, à savoir en Union soviétique et dans ses satellites d’Europe centrale et orientale. M. Novak était certain que la bataille idéologique mènerait le communisme à la déroute. Une doctrine totalitaire telle que le communisme soviétique reposait sur le monopole de l’information. A une époque dépourvue d’Internet ou de téléphones portables, il était bien plus aisé de tenir des pays entiers à l’écart de la vérité. La RFE, qui diŠffusait dans les pays communistes d’Europe centrale et orientale, et la RL, écoutée au sein de l’Union soviétique, brisèrent ce monopole. Tels des radiodiŠffuseurs nationaux, elles relayaient l’actualité et produisaient des programmes adaptés aux audiences locales. Elles contribuèrent à faire circuler les écrits de dissidents nationaux, avisant ainsi les valeureux anticommunistes qu’ils n’étaient pas seuls [à mener la lutte]. Questionné au sujet du rôle joué par la RFE dans la chute du communisme en Pologne, Lech Wałesa, figure de proue du mouvement anticommuniste polonais Solidarnosc – et premier président de la Pologne de l’ère postcommuniste – répondit—: « Que serait la Terre sans le Soleil ?»
    Sans surprise, la RFE et la RL avaient irrité le Kremlin, qui oeuvrait avec ardeur pour les ébranler tant de manière frontale, en tentant de brouiller les transmissions, que par voie détournée, en sapant tout soutien politique en leur faveur à Washington et en Europe de l’Ouest, où étaient coordonnées la programmation et la radiodiffŠusion.
    M. Novak soutint fermement les activités de la RFE et de la RL, pour des raisons personnelles (il était d’origine slovaque), mais aussi idéologiques. Il apporta une aide extrêmement précieuse avec ses idées de programmation et sa gestion des relations, souvent explosives, entre les employés de la station, qui étaient originaires d’horizons divers et ašffichaient des vues tranchées sur tous les sujets. Michael Novak ne se laissait par ailleurs aucunement mystifier quant aux dessous des politiques administratives et de celles du Congrès américain. L’enjeu était crucial, car les radios subissaient les assauts répétés de ce que l’on avait baptisé les « anti-anticommunistes » ainsi que ceux du Département d’Etat (ministère des AŠaires étrangères), lequel entreprenait sans cesse de faire main basse sur notre argent et notre indépendance.
    Pendant ces années, nous nous sommes délectés des démonstrations originales et éclairées que prodigua M. Novak sur toute une pléiade de thématiques, de la politique à la religion en passant par le sport.
    Tous ceux qui connaissaient Michael furent également inspirés par l’amour profond que son épouse Karen (une artiste talentueuse, disparue en 2009) et lui se portaient mutuellement.
    En ces temps d’incertitudes, nous regretterons vivement l’esprit de M. Novak.

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