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La vie Forbes

Magiciens du rythme : les Tambours de Brazza

Par MIRIAM FOGOUM le 15 Novembre 2016

Autrefois délaissé, le tambour connaît aujourd’hui une nouvelle vie grâce à une poignée d’artistes soucieux de mettre en lumière les traditions. Sous l’impulsion de Jean-Emile Biayenda et de sa formation, Les Tambours de Brazza, les percussions retrouvent leurs lettres de noblesse et s’imposent dans le monde avec des spectacles époustouflants.



Son nom résonne déjà comme une percussion. Biayenda ! Une appellation qui évoque un rythme traditionnel africain cadencé, donnant envie de se trémousser ; « normal », se dit-on, quand on découvre les rituels sacrés, surtout chantés, qui ont accompagné la naissance de ses frères jumeaux. Et parce qu’il est celui qui précède ces binômes, sa « position d’ouvreur l’a d’emblée inscrit dans les choeurs et les répétitions du répertoire des cérémonies traditionnelles », nous renseigne Claire Lextray, l’attachée de presse du groupe.
Ses prénoms, venus d’ailleurs, participent du courant moderniste. Une contemporanéité que Jean-Emile Biayenda transpose sur scène par des guitares, des cordes, des trompettes ou encore des clarinettes. C’est cela Tambours de Brazza, un groupe totalement urbain avec une démarche de mise en valeur des rites et rythmes africains ! Tout le monde n’adhère pas à ce style musical, certains l’imbriquant dans la catégorie d’harmonie ancestrale savante, dont le sens leur est inconnu. Mais ceux dont la sensibilité est en éveil estiment que c’est un groupe au génie en éternelle folie. Les griots (conteurs), traînant des troncs de 15 kg entre leurs jambes, marient rythmes parlés et chantés, danses synchronisées, voix de ténor, tout en faisant une part belle à l’improvisation.
Les membres du groupe Les Tambours de Brazza qui reviennent d’une tournée ont fait un stop en Pologne où ils étaient invités à se produire lors du festival Katowice Miastem Muzyki Unesco - un festival qui célèbre la ville de Katowice comme capitale européenne de la musique sous l’égide de l’Unesco. Là-bas,ils ont vécu « un moment intense en communion avec un public chaleureux, qui découvrait ce genre de musique ». Le leader, sourire aux lèvres, se souvient d’un moment riche « de rencontres avec d’autres musiciens et d’un public réceptif ». Quelque huit mille spectateurs ont vibré aux sons de ces frappeurs de peaux qui ont o ffert un spectacle ardent et flamboyant dont ils ont le secret.

Résultat : les fans en redemandent et sont prêts à les suivre – que ce soit en France, en Belgique, en Suède, en Norvège, en Albanie, au Japon, en Martinique, au Ghana, au Gabon, aux Etats-Unis… La formation, qui prépare un disque de six titres, sera sur les routes du Canada, de l’Angleterre et peut-être du Mexique l’année prochaine. Mais qui sont vraiment ces griots des temps modernes qui font parler d’eux depuis plus de vingt ans‰ ?

N°39 Novembre 2016
N°39 Novembre 2016
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