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Les introductions en bourse atteindront 3,1 MDS$ en 2016

Par Patrick Nelle le 30 Mai 2016

En 2016, les places financières africaines enregistreront 15 nouvelles introductions en Bourse. Ces opérations permettront aux entreprises concernées de lever 3,1 Mds$ sur les marchés. C’est par cette projection qu’Oscar N. Onyema, directeur de la Bourse de Lagos (Nigerian Stock Exchange, ou NSE) et président de l’African Securities Exchanges Association (ASEA), a ouvert la cinquième édition du Building Africa Financial Markets (BAFM), une rencontre qui regroupe chaque année depuis cinq ans les acteurs des marchés financiers d’Afrique. Pour cette cinquième édition, la rencontre s’est tenue à Lagos au Nigeria. L’Afrique du Sud avait accueilli les quatre premières éditions.



Les chiffres avancés par Oscar N. Onyema dans son discours d’ouverture proviennent d’une étude réalisée par Thomson Reuters : 3,1 Mds$ en 2016, soit le double des levées de capitaux effectuées au cours des introductions en Bourse(s) en Afrique l’année précédente. Toutefois, ce chiffre reste éloigné des 4,4 Mds$ réalisés en 2010 au cours d’opérations similaires.

La Tanzanie, le Botswana, l’Egypte, le Nigeria et l’île Maurice apparaissent comme  les moteurs de cette dynamique.
L’entreprise nigériane Interswitch, poids lourd de la fintech, s’annonce comme la vedette des Bourses africaines en 2016, puisqu’elle entre au NSE (Nigerian Stock Exchange) avec une valeur boursière de plus d’un milliard de dollars, un record pour une start-up africaine.

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Mais ces chiffres ne doivent pas cacher une autre réalité : de nombreuses entreprises ont subi un net recul de leur valeur boursière en 2015. La Bourse sud-africaine a par exemple enregistré des pertes du fait de la chute des cours des minerais. L’environnement international est difficile, le continent est aux prises avec la baisse des cours des matières premières - notamment du pétrole -, la baisse de la croissance chinoise, les tensions géopolitiques et les problèmes sécuritaires, sans oublier l’affaiblissement des devises africaines face au dollar américain. Depuis le début de l’année, le FMI ne cesse d’exprimer des réserves et enchaîne les prévisions pessimistes sur la santé de l’économie mondiale.

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Néanmoins, cette conjoncture plutôt morose ne semble pas décourager les acteurs concernés. Dans son discours, Oscar N. Onyema a ainsi clairement pointé les priorités et attentes des marchés financiers en Afrique, parmi lesquelles l’intégration à l’échelle continentale et le recours aux nouvelles technologies pour accroître les flux de liquidités.
Plusieurs initiatives sont en cours avec pour objectif d’intégrer les marchés financiers africains. Le West Africa Capital Markets Integration Council (WACMI) sert de passerelle entre les marchés financiers d’Afrique de l’Ouest. La dernière initiative d’intégration en date est l’African Exchanges Linkage Project (AELP), partenariat entre l’ASEA et la Banque africaine de développement (BAD). 



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