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Le business meeting Sultani Makutano

Par Michael Tobias le 5 Septembre 2016

Du 14 au 18 septembre se tient à Kinshasa la 2ème édition du Sultani Makutano présenté par son initiatrice, Nicole Sulu comme le « business meeting » d’une nouvelle génération d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprise congolais et africains. Souvent issus de la diaspora, ils sont à la recherche d’opportunités d’affaires pour développer leurs entreprises. Forbes Afrique a interviewé Nicole Sulu, qui nous en dit plus sur ce rendez-vous.



Le business meeting Sultani Makutano

Forbes Afrique : Qu’est-ce que l’évènement Sultani Makutano?

Nicole Sulu : Sultani Makutano, c’est le premier business  network meeting exclusivement réservé aux acteurs économiques africains. L’idée de base étant de provoquer la rencontre entre les principaux managers afin d’insuffler des synergies d’affaires. Pour atteindre cet objectif, j’ai choisi de proposer un événement décontracté,  au cours duquel le sérieux du business se conjugue avec la convivialité. Je crois sincèrement que les masques tombent pendant le Makutano, que de nouvelles relations naissent entre des gens qui se côtoient souvent mais qui, finalement, ne se connaissent pas vraiment.

Vous organisez la 2ème édition de ce rendez-vous ? Qu’est ce qui va distinguer cette nouvelle édition de la première ?

La première édition s’est concentrée sur les acteurs congolais, et sur les problématiques rencontrées par chacun. Nous avons beaucoup échangé autour de nos expériences, et avons compris que nous faisons face aux mêmes difficultés. Ce premier rendez-vous nous a également permis de comprendre que nous restons concentrés sur la RDC en terme de business, et que peu d’entre nous ont une vision des affaires ouverte sur l’extérieur. De plus, lorsque nous l’avons, cette dernière reste concentrée sur l’Europe, or, il existe énormément d’opportunités d’affaires en Afrique aujourd’hui. Des réseaux panafricains existent, se structurent, et c’est bien. Cette seconde édition se concentrera sur cet aspect particulier.  La signature de la seconde édition : "Un Congo qui bouge et une Afrique qui avance" exprime clairement cette volonté.

Qu’apporte concrètement Makutano aux acteurs de l’économie, aux décideurs, aux dirigeants ?

Comme je vous le disais, je crois que ça leur permet de se rencontrer en laissant tomber le masque habituel. Et c’est déjà beaucoup.  La spécificité du Makutano, c’est peut-être aussi de s’être donné les moyens de constituer un réseau d’hommes et de femmes d’affaires qui ont en commun la ferme volonté de voir émerger le continent sous dix ou quinze ans et qui ont compris que l’union des forces économiques sera la clé de cette montée en puissance de l'Afrique.

Vous êtes vous-même chef d'enterprise. Quelle est la place des hommes et femmes d’affaires congolais dans l’économie de la RDC qui semble encore très largement dominée par les entreprises étrangères ?

Depuis une dizaine d’années, une nouvelle génération, souvent issue de la diaspora, ou, pour le moins, éduquée en Europe ou aux Etats-Unis, a compris l’immense potentiel de la RDC en terme de business. Si l’on se réfère aux services, au commerce, aux nouvelles technologies, à la petite industrie, on voit de plus en plus de Congolais. Par contre, c’est vrai que peu d’entre nous ont la force de frappe financière pour s’attaquer les secteurs exigeant des investissements très lourds. Je pense aux mines, à la construction et à l’agro-alimentaire en particulier. Le Makutano est entre autre là pour donner des pistes de financement, et pourquoi pas, favoriser des accords de joint-venture entre nous.

Y a-t-il vraiment une nouvelle génération de businessmen qui prennent la place avec une manière différente, plus moderne dans la façon de faire des affaires ?

Oui, c’est clair. On le ressent tous les jours. Je crois que ce qui la différencie le plus de l’ancienne génération, c’est qu’elle est ancrée dans la modernité à 100%, alors que nos pères étaient beaucoup moins connectés avec le reste du monde. C’est une génération qui reste africaine de cœur, qui vit ici, qui a un projet global pour le continent, mais qui se sent également très à l’aise à Paris, New York ou Shangai. Et c’est ce qui change tout.


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