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La vie Forbes

Le Bulgari Hôtel, paquebot au cœur de Londres

Par Par Natacha Wolinski le 14 Février 2016

Depuis juin 2012, l’hôtel Bulgari fait le bonheur des amateurs de grand luxe dans la capitale britannique. Visite guidée.



Crédits : Arcaid
Crédits : Arcaid
On n’avait pas vu cela depuis quarante ans à Londres. Un palace flambant neuf, construit sur 15 étages (dont six en sous-sol), qui surgit dans le prestigieux quartier de Knightsbridge et impose tranquillement sa griffe. Pas n’importe laquelle bien sûr : on parle ici de Bulgari, la marque italienne de haute joaillerie qui se diversifie depuis quelque temps dans l’hôtellerie de luxe. Elle a déjà inauguré un hôtel à Milan, un autre à Bali et prévoyait pour 2015 un quatrième palace à Shanghai. A Londres, le Bulgari Hotel & Residences a ouvert ses portes il y a un an et demi à peine et le bruit court qu’il est déjà l’un des plus en vogue de la capitale. De l’extérieur, l’immeuble, situé à deux pas de Hyde Park, du grand magasin Harrods et du Royal Albert Hall, n’a rien de tapageur. La façade est sobrement revêtue de pierre claire de Portland, celle qui a également servi à bâtir la cathédrale SaintPaul ou le palais de Buckingham.

A l’intérieur, c’est une autre histoire : on se croirait convié sur un yacht de luxe. Dallage en granit noir poli, acajou brillant sur les parois murales, cloisons en acier brossé ou tressé, le décor est à la fois ultra-design et cosy, sans ostentation aucune. Pas de boutique Bulgari, pas d’œuvres d’art contemporain aux murs, mais des lignes épurées et des matériaux nobles, un alliage impeccable conçu par le cabinet d’architectes Antonio Citterio, Patricia Viel and Partners, qui a su jouer en finesse du patrimoine de Bulgari. Partout dans l’hôtel, des ornements rendent en effet hommage au passé d’orfèvre de la marque. Le bar est à lui seul un objet de collection : impressionnant comptoir ovale en acier inoxydable martelé sur lequel on sert d’excellents cocktails italiens, de sorte qu’à 19 heures, l’Aperol Spritz (prosecco et Aperol), spécialité du barman, remplace bien souvent le champagne. Dans l’immense salle de réception, la coupole de sept mètres de diamètre est illuminée de deux spectaculaires lustres en argent massif. Quant aux chambres et suites, l’atmosphère est encore au yachting, avec acajou mat en lames de parquet sur le sol et vernis sur les murs, mais, tradition oblige, les lampes de chevet rappellent subtilement les chandeliers Bulgari en argent... 

crédits : arcaid
crédits : arcaid

Des équipements exceptionnels

Ce cinq-étoiles londonien a donc tout d’un précieux paquebot. A ceci près qu’on n’y compte pas l’espace : les chambres sont vastes (43 m2 ), et les suites, plus encore (de 55 à 100 m2 ), avec des détails charmants qui participent au sentiment d’évasion, comme ces minibars intégrés dans des malles de voyage. Les sept suites «Signature» frôlent quant à elles les 300 m2 et font office de véritables appartements, avec cheminée, cuisine, salle à manger, bureau, terrasse et majordome particulier capable de trouver dans l’heure un Warhol à accrocher dans une chambre, une Lamborghini jaune affichant 0 mile au compteur ou d’organiser au pied levé une cérémonie de mariage… Autant de requêtes inattendues auxquelles l’hôtel a fait face cette année sans broncher.

Depuis certaines de ces suites, la vue est imprenable sur Knightsbridge. Se lasserait-on du panorama que l’on peut toujours descendre au deuxième étage, où se trouve une salle de cinéma 3D avec système son Dolby 8.2. De quoi faire pâlir d’envie nombre de cinémas de Londres qui sont moins bien équipés. D’autant que l’hôtel dispose d’une filmothèque de 200 œuvres qui permet de réviser ses classiques ou de voir un blockbuster tout juste sorti en salle. Autre exclusivité de ce palace, le «Cigar Shop» typiquement british, avec ses confortables fauteuils de cuir : un salon chaleureux où l’on peut déguster des raretés tels le Davidoff Dom Perignon ou le Cohiba Sublimes Ltd Edition 2004. Le maître des lieux, Eddie Sahakian, est l’un des plus grands experts en cigares au monde.

Et si, en dépit des frimas londoniens, l’heure est au bain de minuit, rien n’empêche de plonger dans la piscine de 25 mètres de longueur, parée de petits carreaux de verre émeraude et or. Quant au spa de l’hôtel, qui occupe deux étages et est ouvert 24 heures sur 24, c’est l’un des plus spacieux de Londres et on ne sait pas si on doit opter pour la double cabine spéciale disposant d’un vestiaire, d’une douche hydromassante et d’un espace de massage privé où l’on peut se relaxer en duo, ou choisir les cours de musculation personnalisés de James Duigan, l’entraîneur de célébrités comme Elle Macpherson ou Hugh Grant. Enfin, si le devoir, et seul le devoir, appelle le visiteur dans la City, direction le centre d’affaires, qui dispose d’une connectique digne d’un film de James Bond, avec écrans en tous genres et parfaite insonorisation pour garantir l’absolue discrétion des échanges. Et concernant la discrétion, il existe une entrée voiture à l’arrière de l’hôtel pour ceux qui craignent les flashs. C’est l’entrée des people, mais au Bulgari de Londres, tout le monde se sent un peu people. 



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