Portrait

Hanta Tiana Rasoarahona, fondatrice de Flore Aroma

Par Hery Andriamiandra le 19 Juillet 2017


A la tête de son entreprise, active dans la production d’huiles essentielles, la jeune dirigeante est devenue l’égérie d’une jeunesse en mal de repères. Retour sur le parcours d’une serial entrepreneuse.



Aujourd’hui, Flore Aroma, qui produit des produits antimoustiques et antitranspirants, vend dans cent pharmacies avec l’appui de l’office pharmaceutique malgache (Opham). Un beau succès !
    Celle qui a fondé sa société en 2011 –Bio’Mada, nom commercial de l’époque– a repris la branche chimie de la firme familiale, Trano sy Fiara Mora Be (TSFM), et ce dès ses 19 ans, un âge où l’on se dirige plutôt vers les bancs de la fac…
    Un succès qui n’est pas le fruit du hasard. Il faut dire que l’amélioration du packaging initial des produits et la  réduction des coûts de production n’y sont pas étrangers. Mais c’est surtout le sens des a–aires développé au fil des années et le parcours de la jeune femme qui sont la clé de cette réussite.

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    L’ex-écolière de l’American School of Antananarivo s’est vue épauler dans son apprentissage du fonctionnement d’une entreprise par une coach bienveillante en la personne de Harilala Ramanantsoa, fondatrice du groupe Madavision. Aujourd’hui son mari, lui apporte un soutien sans faille.

Un début de parcours contrarié

Adolescente, Hanta-Tiana fait ses gammes via des stages dans la firme paternelle: elle s’initie à la comptabilité, compte les stocks avec les magasiniers, suit les camions de livraison…
    Bien qu’issue d’une famille aisée, les débuts de la jeune chef d’entreprise ne s’apparentent pas à un long fleuve tranquille.
    Après l’obtention du High School Diploma (équivalent du baccalauréat français), elle s’envole aux Etats-Unis où elle y étudie en 2010 l’administration des a–aires avec une option en entrepreneuriat. Mais, incapable de faire face aux frais de sa scolarité, elle se voit contrainte de rentrer précipitamment à Madagascar. Bien qu’ayant l’intention de revenir outre-Atlantique, elle met finalement son énergie et son savoir-faire au service de l’entreprise familiale, l’incertitude politique et économique de l’époque expliquant grandement ce choix. «Beaucoup de firmes mettaient la clé sous la porte en 2011, la Grande Île enregistrait une perte de 8milliards de dollars», explique celle devenue entrepreneuse.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 26 du numéro 46 Juillet-Août 2017, en vente ICI.


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