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Enquête

Google rebat, encore une fois, les cartes du numérique

Par MIGUEL HELFT le 16 Novembre 2016

Sundar Pichai, nouveau PDG de Google, est un brillant « homme de produits ». Son ambition ? Réinventer la firme à la deuxième plus grosse capitalisation boursière du monde et changer la donne de l’expérience numérique à l’aide d’une bonne dose d’intelligence artificielle.



Sundar Pichai dans son bureau au siège de Google, à Mountain View, comté de Santa Clara, Californie.
Sundar Pichai dans son bureau au siège de Google, à Mountain View, comté de Santa Clara, Californie.
Pour les fans de musique, l’amphithéâtre Shoreline, dans la Silicon Valley, est un lieu mythique. Il a été conçu par Bill Graham, célèbre producteur de concerts, d’après le logo du groupe de rock Grateful Dead. Neil Young, les Bee Gees ou encore Bruce Springsteen, tous ont honoré la scène de Shoreline. Et, il y a quelques mois, ce fut au tour de Sundar Pichai, PDG de Google, accompagné d’une bande-son électro explosive et de vidéos façon jeux d’arcade sur les écrans géants.

Ce serait beaucoup dire que son entrée sur scène respirait la décontraction. Ce génie de 43 ans, grand échalas, regard furtif derrière une monture rectangulaire, tient davantage d’un Carl Sagan que d’un Carlos Santana. Qu’importe. Lors de la keynote I/O de Google, c’était lui la star du show. Porté par les vivats et les applaudissements des développeurs, il s’est peu à peu détendu. « Nous vivons une époque absolument fascinante. L’informatique a évolué de façon spectaculaire », a-t-il lancé dans un anglais teinté d’un accent du sud de l’Inde.

Bon, d’accord. Ce n’est pas vraiment Steve Jobs. Ni Mark Zuckerberg, ni JeŸ Bezos, ni Tim Cook. M.Pichai a le profil classique du PDG fait maison : un cartésien méthodique et discret qui préfère disserter sur l’avenir de l’informatique que d’enflammer une assemblée de développeurs avec une démo produits orchestrée au cordeau. Et c’est précisément ce genre de tempérament que recherchait Larry Page, cofondateur de Google, lorsqu’il l’a lui-même choisi en 2015 pour reprendre les rênes d’une des plus grandes franchises tech de l’Histoire.

Et la tâche est colossale. Avec une capitalisation boursière de l’ordre de 500 milliards de dollars, Google – ou plutôt sa maison mère, Alphabet – est la deuxième entreprise la mieux valorisée du monde, et exerce sa suprématie sur de larges segments du secteur technologique, comme la recherche, la pub numérique, et la vidéo. Mais MM. Page et Pichai ne savent que trop bien que les colosses de la tech s’égarent souvent une fois au sommet. Si des géants d’autrefois, tels qu’IBM ou BlackBerry, ont été terrassés par un ennemi isolé, Google doit livrer une guerre éprouvante sur plusieurs fronts contre les quatre autres superpuissances de la tech. Apple dans le mobile et Facebook dans la publicité, la vidéo et les communications ; Amazon dans le commerce ; un Microsoft résurgent dans les logiciels d’entreprise ; et Amazon et Microsoft dans les services cloud.

N°39 Novembre 2016
N°39 Novembre 2016
Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 33 du numéro 39 Novembre 2016, en vente ICI.



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