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Emirates : un décollage économique en Afrique

Par PATRICK NDUNGIDI le 8 Juillet 2016

Emirates Airline est l’un des acteurs majeurs de la bataille annoncée pour le contrôle du ciel africain. L’entreprise figure parmi les compagnies aériennes internationales ayant le plus fort taux de croissance sur le continent.



Emirates : un décollage économique en Afrique
Emirates Airline assure plus de 370 vols par semaine entre Dubaï et 27•destinations d’Afrique, en plus de cinq destinations de fret uniquement sur le continent. 

« L’Afrique est un marché en constante évolution. C’est pourquoi nous cherchons en permanence à accroître et renforcer notre réseau de passagers et de fret sur le continent », explique Hubert Frach, premier vice-président de division des opérations commerciales chez Emirates. 

Cette croissance se matérialise par l’ouverture de nouvelles lignes qui soulignent la volonté de l’entreprise de connecter le continent au reste du monde. Ainsi, en 2014, Emirates a inauguré sept nouveaux itinéraires en Afrique, dont la destination Abuja au Nigeria. En 2015, la compagnie aérienne des Émirats arabes unis a lancé des lignes reliant l’Afrique à Multan au Pakistan, Orlando aux Etats-Unis, Mashhad en Iran, Bologne en Italie, et Sabiha Gokcen en Turquie. Le 30 mars 2016, Emirates devait lancer une ligne vers Cebu aux Philippines, suivie le 3 mai de lignes à destination de Yinchuan et Zhengzhou en Chine. Le 3 août enfin, devraient être inaugurées les lignes vers Yangon au Myanmar, et Hanoi au Vietnam. « Avec chaque nouvelle destination que nous ajoutons à notre réseau mondial, nous créons de précieuses lignes aériennes à destination et en provenance d’Afrique pour favoriser le commerce et le tourisme », poursuit Hubert Frach. 
 

UNE DEMANDE EN CONSTANTE AUGMENTATION

En plus d’ouvrir de nouvelles routes, Emirates Airline continue de renforcer sa présence en Afrique en augmentant la fréquence de ses vols sur les destinations existantes et en mettant à niveau ses avions afin de répondre à la demande des passagers et du fret, en augmentation perpétuelle. « Nous avons vu une croissance réussie en Afrique durant la dernière décennie, liée au développement économique dans de nombreux marchés du continent. L’Afrique représente actuellement 10 % des passagers, du fret, du nombre de sièges et de la part des revenus de tout le réseau Emirates », se réjouit le premier vice-président de division des opérations commerciales Emirates. Pour ce dernier, la compagnie aérienne a une orientation stratégique sur l’Afrique qu’elle considère comme un point d’ancrage très important de son réseau actuel et futur. 
« Nous entendons accompagner le développement du continent », affirme-t-il. Une volonté qui se traduit notamment au niveau des investissements. En effet, l’entreprise a investi plus de 7 milliards de dollars dans sa flotte en Afrique, avec des coûts
d’exploitation de plus de 2 milliards de dollars. En outre, grâce à son solide réseau mondial, Emirates a mis en place de nouveaux canaux de flux de trafi c entre l’Afrique et l’Extrême-Orient, en particulier la Chine, à partir de son hub de Dubaï. Ainsi, au cours des cinq dernières années, la compagnie aérienne a transporté plus de 1,6 million de passagers et 40 000 tonnes de marchandises entre l’Afrique et la Chine, soulignant la relation commerciale vitale que le continent entretient avec l’empire du Milieu. Entre 2014 et 2015, Emirates a transporté 4,9 millions de passagers à travers l’Afrique, soit vingt fois plus qu’au début des années 2000. 

​LIBÉRALISER L’ESPACE AÉRIEN

Emirates Airline a été créée suite à la politique de libéralisation aérienne aux Emirats arabes unis et a toujours prôné une politique de libéralisation de l’espace aérien. A cet effet, Hubert Frach déplore qu’en Afrique, certains pays n’aient pas encore libéralisé l’accès à leur espace aérien alors que ceux qui l’on fait dans d’autres parties du monde ont connu une nette amélioration de leur niveau de sécurité et une augmentation du commerce et du tourisme, ce qui a eu un impact positif sur la croissance de leurs économies locales et régionales. « La libéralisation du transport aérien profi te au consommateur, permet le déplacement des personnes qui n’ont pas encore eu l’opportunité de voyager, accroît les liens commerciaux et stimule la croissance économique », soutient-il.



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