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La vie Forbes

DJ Awadi, décomplexé et impertinent

Par SASHA GANKIN le 23 Août 2018

Didier Awadi, ex-membre du duo Positive Black Soul, musicien plusieurs fois décoré et entrepreneur à succès nous raconte sa carrière, ses sociétés et ses combats pour les artistes et pour l’Afrique.



Référentiel d’une génération de poète, Didier Awadi, connu du grand public comme Awadi ou DJ Awadi, né à Dakar d’une mère cap-verdienne et d’un père originaire du Bénin, est une figure symbolique du rap sur le continent africain. En 1989, Awadi crée le duo Positive Black Soul avec Duggy Tee, qui est devenu une légende (le dernier album est sorti en 2014 pour marquer le 25e anniversaire), puis se lance dans une carrière solo. Son cinquième album personnel est sorti en avril 2017. Musicien engagé, Awadi se définit comme «‘un révolutionnaire sankariste‘». Récipiendaire de plusieurs récompenses, entre autres, prix RFI Musiques du monde en 2003, Tamani d’or du meilleur rappeur africain en 2004, décoré par le Sénégal et la France au titre de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, il a collaboré avec des artistes tels que KRS-One, MC ‘Solaar, Princess Erika, K-Mel, Ky-Mani Marley et d’autres. Doué dans les aœaires, il se construit au fil des ans une casquette d’homme d’aœffaires‘: «‘J’ai plutôt le sens des affœaires sociales‘», dit-il. Le studio Sankara, décoré de portraits des leaders révolutionnaires comme Che Guevara, situé dans le quartier résidentiel Sicap Liberté 2 de Dakar, est un pôle de gravitation des rappeurs et autres musiciens engagés de l’Afrique, mais aussi une vraie entreprise. Entretien.

Êtes-vous indépendant des labels occidentaux ?

DIDIER AWADI : Je dis souvent que je suis d’une génération décomplexée par le rapport à l’argent. C’est d’autant plus vrai que dans l’industrie du hip-hop, il suffit de regarder l’exemple des rappeurs américains. Dans la culture du hip-hop, l’entreprenariat fait partie du jeu, on fait du business pour garantir son indépendance et faire évoluer tout ceux qui sont autour de toi. J’ai compris cela très tôt. Positive Soul (PBS) a signé chez Island Records à Londres et on nous a proposé plusieurs fois de vivre à Londres ou à Paris, mais on a toujours refusé, car la qualité de vie de Dakar n’est en rien comparable à celle de ces villes, aussi bizarre que cela puisse paraître à d’autres. Au gré de leur souhait, il fallait suivre leur agenda pour enregistrer soit à New York soit à Londres soit à Paris, et c’était fatiguant...
 

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 92 du numéro 49 Juin 2018, en vente ICI.



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