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Centrafrique : six secteurs porteurs en 2016

Par Par Harley Kenguéléwa le 13 Mars 2016

Une occasion unique s’offre à la Centrafrique de faire émerger une nouvelle classe d’entrepreneurs.



Centrafrique : six secteurs porteurs en 2016
Les Centrafricains fondent désormais leurs espoirs sur le nouveau président, Faustin Touadera pour restaurer la sécurité, l’ordre et la paix sur toute l’étendue du territoire national. Ce dernier devra également s’atteler à créer un climat favorable à l’entrepreneuriat. À cet égard, la Centrafrique, qui manque encore cruellement d’entrepreneurs, représente une formidable opportunité pour toute personne ayant le goût du risque. Passage en revue des 6 secteurs qui devraient décoller en 2016.  

La viande bovine

La viande de bœuf est extrêmement appréciée des Centrafricains. Mais le pays, ravagé par plusieurs conflits armés, a vu sa production bovine chuter de manière vertigineuse. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Les rares personnes issues de la classe moyenne doivent payer le prix fort, puisque le produit se fait de plus en plus rare. Quant aux familles à faible revenu, elles se contentent de repas de substitution.
L’élevage bovin apparaît donc comme un secteur très porteur. À ce titre, les porteurs de projet centrafricains inscrits sur la plateforme www.startupstreet.biz ont été encouragés à se lancer dans l’élevage de races à viande, c’est-à-dire des races bovines exclusivement destinées à la production de viande, à l’opposé des races laitières.

La cimenterie

Selon les Nations-Unies, près de 2 000 édifices publics, maisons et autres structures ont été détruits en Centrafrique en 2014. Un chiffre qui, malheureusement, doit encore être revu à la hausse à l’heure actuelle. La Centrafrique est donc à reconstruire au sens premier du terme, et il y a fort à parier que les besoins en ciment seront gigantesques pour réhabiliter et rénover les bâtiments administratifs, les habitations, la voirie et autres. 

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Les panneaux solaires

Les Centrafricains sont toujours en attente des investissements de l’État destinés à rénover la centrale hydroélectrique de Boali, en vue de fournir aux habitants de l’électricité de façon régulière. Cela fait des décennies qu’ils sont confrontés à des coupures de courant drastiques : de quoi faire fuir ou dissuader les investisseurs étrangers les plus téméraires qui souhaiteraient s’implanter dans le pays.
Il existe pourtant une solution très simple pour pallier les problèmes de délestage : utiliser l’énergie solaire, qui permet de convertir le rayonnement du soleil en électricité. Une alternative qui ne peut que se révéler porteuse, d’autant qu’elle permettrait de fournir en électricité les zones rurales les plus reculées du pays – sous réserve bien sûr, que le gouvernement émette un projet de loi en faveur de la suppression des droits de douane sur les panneaux solaires importés.

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Le mobile banking

Les faibles rémunérations perçues par les salariés centrafricains font partie des facteurs expliquant le très faible taux de bancarisation du pays.
L’introduction du mobile banking permettrait à ses utilisateurs d’effectuer des achats sans détenir de compte bancaire. Cette solution présente en outre l’avantage d’éviter de parcourir de longues distances ou d’attendre de longues heures pour payer par exemple sa facture d’électricité ou d’eau.
L’énorme succès rencontré au Kenya par cette offre de service innovante est très certainement reproductible en Centrafrique.

L'huilerie

La situation chaotique de la société Centrapalm, principale source d’approvisionnement du pays en huile de palme il y a encore quelques années, fait apparaître de nouvelles perspectives et de nouveaux acteurs sur un marché local devenu quasiment vierge : l’huile est un ingrédient essentiel à la cuisson et il semble inimaginable pour les 5 millions de consommateurs centrafricains de s’en passer.

La savonnerie

Les rares savonneries centrafricaines qui ont survécu à l’instabilité politique et l’insécurité ne disposent pas de capacités productives suffisantes pour répondre aux besoins des ménages. Pour le moment, les grossistes se contentent d’importations en provenance du Cameroun.



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