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Management

Cameroun, la fièvre de l'entrepreneuriat

Par Par Gaëlle Onana le 10 Mars 2016

L’entrepreneuriat est l’un des fers de lance de l’économie camerounaise. 37 000 entreprises ont été créées au Cameroun entre 2010 et 2015 selon les chiffres communiqués par le ministère des PME dont environ 12 000 en 2014. Ces informations sont révélées dans un rapport sur l’entrepreneuriat au Cameroun dressé par le magazine Starter qui s’est penché sur la soif des jeunes à créer leur propre entreprise.



Crédits : AFP
Crédits : AFP
Créé en 2014, Starter est un business magazine camerounais dont la ligne éditoriale est centrée sur des initiatives entrepreneuriales au Cameroun et en Afrique. L’ambition de la jeune Ségolène Moussala, directrice de publication du magazine était en publiant ce premier rapport de trier, classer et analyser les faits et données marquants l’entrepreneuriat au Cameroun en 2015. L’enquête et la mise en forme des données ont duré un an, de janvier 2015 à décembre 2015.

L’année 2015 a effectivement été marquée par la concrétisation de quelques promesses de l’Etat en faveur des PME. Deux ont particulièrement retenu l’attention de la rédaction de Starter Magazine : le démarrage des activités de Banque camerounaise des PME et de l’Agence de Promotion des PME.
La Banque camerounaise des PME, dotée d’un capital de 10 milliards de FCFA a officiellement démarré ses activités en juillet 2015 avec l’ouverture d’un bureau principal à Yaoundé, la capitale. A la tête de cette nouvelle institution financière, une femme : Agnès Ndoumbe. Mais, une limite de la banque est qu’elle ne permet qu’aux entreprises déjà existantes de contracter un prêt. L’un des freins à l’entrepreneuriat est le manque de moyen pour lancer son activité.
L’Agence de promotion des PME elle a démarré ses activités un peu plus tard en Septembre 2015. A sa tête, Jean louis BADGA. Elle a pour mission entre autres, l’assistance et l’encadrement des PME, le renforcement des compétences, l’incubation de start-ups.

Plus de 50 millions FCFA levés par les jeunes en 2015

En 2015, au Cameroun, c’est le crownfunding qui remporte l’award du meilleur moyen de financement pour les jeunes entreprises. S’appuyant sur 14 campagnes de financement participatif, le rapport met en évidence la popularité gagnée par ce mode de financement au cours de l’année écoulée.
Parmi les 14 projets énumérés, quatre seulement ont été couronnés de succès soit un taux de réussite de 29 %. Il s’agit de : Visiter l’Afrique de Diane Audrey Ngako qui a réussi à lever plus de 10 millions de francs CFA, la tournée de l’artiste musicien Brice Ateba au Cameroun avec plus d’un million de francs CFA, le jeu vidéo Aurion de Olivier Madiba avec plus de 32 millions de FCFA remporte le jackpot, enfin la bibliothèque mobile Street CLAC s’en sort avec plus de 3 millions de FCFA.
La plateforme de financement en ligne KissKissBankBank apparaît comme la plus adaptée ou du moins la plus ciblée par les jeunes entrepreneurs camerounais. 50 % des projets de crowfunding qui ont eu lieu au cours de l’année 2015, se sont déroulés sur celle-ci. 

Plus de 30 business events

On assiste à une frénésie des camerounais pour les business events. Au cours de l’année écoulée plus d’une trentaine d’événements à caractère économique ont eu lieu : forums, salons/foires, conférences/tables rondes, workshops, formations, business networking ou encore compétitions, mettent en évidence la soif de financements qui existe chez les jeunes entrepreneurs camerounais. Le rapport nous révèle que d’une manière générale, les entrepreneurs sont le plus souvent intéressés par les prix que l’on peut remporter à la fin de chaque compétition. En 2015, plus de 7 millions de FCFA ont été mis en jeu à travers des compétitions en tout genre au Cameroun.
Ces nombreux événements témoignent également d’une économie fortement en mouvement. La ville de Douala est d’ailleurs la plus propice aux affaires selon le rapport. Plus de 51 % des événements business de l’année 2015 y ont été organisés. Le partenaire de choix et même l’organisation la plus active n’est nul autre que le GICAM (Groupement Inter Patronal du Cameroun). En 2015, deux mois sont rarement passés sans que le GICAM n’ait proposé un dîner-débat, une séance de formation, des assises. Par ailleurs ses sessions « Universités du Gicam » remportent un réel succès, notamment auprès de jeunes entrepreneurs.
On notera également que les deux secteurs les plus florissants au Cameroun en 2015 ont été : le WEB/Mobile et l’agriculture. Tous deux ont vu naître des projets très innovants tels que la Kwizzi Box, Sappgo ou Uko. 

Ce qu'il faut savoir sur Starter Magazine

Créé en 2014, Starter est un jeune business magazine camerounais dont la ligne éditoriale est la mise en lumière de l’écosystème des start-ups camerounaises et plus largement africaines. A sa tête, Ségolène Moussala. Agée de 22 ans, cette jeune passionnée de médias, marketing digital et relations publiques a fait le défi depuis plus d’un an aujourd’hui de donner un espace de parole et d’échanges aux entrepreneurs camerounais quel que soit leur âge. Le magazine a d’ailleurs organisé au courant de l’année 2015, l’EbizContest : un concours adressé aux jeunes camerounais souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat WEB. Dans un environnement où les magazines de qualité sont assez rares, Starter tend à se positionner comme un incontournable de l’économie entrepreneuriale camerounaise. Pour cela, l’équipe n’hésite pas à collaborer avec d’autres magazines et/ou entreprises afin de mener à bien sa mission : informer et accompagner les entrepreneurs camerounais.
 
 
 
 
 



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