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« Boost Africa », une initiative de soutien aux jeunes entrepreneurs africains

Par Patrick Ndungidi le 29 Novembre 2016

« Boost Africa » est une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI). Elle a été officiellement lancée par les deux institutions le lundi 21 novembre dernier à Abidjan, à l’occasion de l’« Africa Day ».



Boost Africa, indique-t-on, est l’une des initiatives phares de la stratégie de la BAD  pour l’emploi des jeunes en Afrique. Cette stratégie vise à exploiter le potentiel du continent et à créer des opportunités sur le terrain en jouant sur plusieurs registres. Faciliter et renforcer l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique, créer de nouveaux emplois de qualité pour les jeunes Africains, contribuer au développement d’un écosystème entrepreneurial performant en Afrique, remédier à l’insuffisance de financement aux premiers stades ou aux étapes les plus risquées du démarrage des entreprises, enfin développer et renforcer les compétences et l’expertise des jeunes entrepreneurs. La BAD et la BEI soutiennent ainsi que stimuler la force entrepreneuriale des jeunes africains permettra de créer des entreprises modernes, novatrices et attractives, d’accroître la compétitivité de ces entreprises au niveau mondial et régional  mais aussi d’attirer des investissements nationaux et étrangers et de diversifier le profil des investisseurs ainsi que de contribuer de manière significative à la création d’emplois et à la croissance économique.

« Cette initiative vise à prendre en charge les jeunes entrepreneurs dès le début, à croire en eux et à les aider à développer leurs activités. L’initiative Boost Africa déploiera les financements concessionnels mixtes en faveur des entreprises des jeunes, notamment les fonds de capital-risque, les fonds d’impact social et les fonds d’investissements providentiels pour développer les activités à impact élevé. Elle appuiera les pépinières d’entreprises en vue d’accélérer la croissance des activités des jeunes ». C’est ce qu’a expliqué le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors du lancement de l’initiative. Pour sa part, le président de la BEI, Werner Hoyer, a déclaré que « Boost Africa » va démarrer sur les chapeaux de roues puisque les premières jeunes pousses et PME à fort potentiel de croissance devraient bénéficier de son appui très bientôt.

Un milliard d’euros d’investissements complémentaires

L’initiative, indiquent la BAD et la BEI, est censé atteindre un volume global d’environ 250 millions d’euros. 1 milliard d’euros d’investissements complémentaires devraient être levés pour soutenir 1 500 PME et créer 25 000 emplois directs et au moins 70 000 emplois indirects. Pour ce faire, Boost Africa comprend trois volets. D’abord un programme d’investissement qui couvrira la totalité du secteur de la création d’entreprise, y compris les fonds d’amorçage, les incubateurs et accélérateurs, les fonds relais, les fonds de mécénat (« business angels »), les plateformes communautaires d’investissement (equity-crowd) et les fonds de capital-risque pour soutenir la création de PME et de start-ups novatrices possédant un fort potentiel d’expansion.« Le volet relatif aux investissements sera structuré sous forme d’un co-investissement entre la BEI et la BAD, qui contribueront chacune à hauteur de 50 millions d’euros. Les investisseurs tiers des secteurs privé et public seront également invités à co-investir en vue de mobiliser un montant total de 200 millions d’euros, et de lever 1 milliard d’euros d’investissements supplémentaires par le biais d’intermédiaires financiers. S’appuyant sur une approche de financement mixte, les responsables du programme espèrent constituer un portefeuille de 25 à 30 fonds au cours des 7 ou 8 prochaines années », font savoir les deux institutions bancaires.

Un accent sur des secteurs clés

Ensuite, le deuxième volet, relatif à l’assistance technique, vise à renforcer les capacités et à diffuser les meilleures pratiques concernant la maturité financière des intermédiaires, en particulier des nouveaux gestionnaires de fonds au niveau local. Enfin, le troisième intitulé « Laboratoire d’innovation et d’information », servira de catalyseur en matière d’innovation, de développement des connaissances et de partenariats en testant et développant de nouvelles idées prometteuses. « Il évaluera et diffusera également les meilleures pratiques, et il fournira un appui aux interventions ciblant les écosystèmes nationaux ». A cet effet, expliquent la BAD et la BEI, « Boost Africa », mettra l’accent sur les secteurs suivants :  les TIC ; l’agroalimentaire ; les services financiers et l’inclusion financière ; la santé ; l’éducation et les énergies renouvelables.



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