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Abidjan, vitrine du second miracle ivoirien

Par Elodie VERMEIL le 19 Août 2016

À certaines conditions…

Si la Côte d’Ivoire du « miracle ivoirien » fut le « bijou de la couronne ouest-africaine », alors le 3e pont d’Abidjan, inauguré fin 2014, est assurément la perle des perles de la « perle des lagunes ». Projet phare du président Ouattara, cet ouvrage est l’un des plus importants chantiers d’infrastructures d’Afrique de l’Ouest. Livré en vingt-cinq mois, sa construction a inauguré la mise en chantier de tout le pays, et marque le grand retour d’Abidjan en tant que capitale qui compte.



Abidjan, vitrine du second miracle ivoirien
Tout un symbole, ce troisième pont. En plus de relier les populations du nord (quartier huppé de la Riviera à Cocody) et du sud (commune populaire de Marcory) d’Abidjan et de contribuer à son désengorgement (jusqu’à fin 2014, on comptait deux ponts pour près de 6 millions d’habitants, avec un parc auto en augmentation de 10% par an), le pont Henri Konan Bédié (HKB) incarne l’union sacrée de deux grandes familles politiques (le RDR d’Alassane Ouattara et le PDCI d’Henri Konan Bédié) qui se veulent, par la matérialisation de cet ouvrage attendu depuis plus de quinze ans, les meilleures garantes du développement et de la paix. Quarante-huit ans après le pont Charles de Gaulle (1967), et alors que le pays n’avait plus connu d’infrastructure d’envergure depuis 1980, cet ouvrage jette aussi une passerelle symbolique entre «le père de la nation» –Félix Houphouët-Boigny– et celui qui se réclame de son héritage de bâtisseur. En inaugurant ce pont que l’on n’attendait plus, Alassane Ouattara a tenu une promesse que ses prédécesseurs n’avaient pu honorer. Pas plus Henri Konan Bédié, initiateur de ce projet inscrit dans les «douze chantiers de l’Eléphant d’Afrique», que Laurent Gbagbo, sous la présidence duquel les crises successives ont chaque fois ajourné le lancement des travaux.
Enjambant majestueusement la lagune sur une longueur de 1,5 km (6,7 km de voies routières en tout) pour 28 m de largeur répartie en deux fois trois voies sanctionnées par 21 postes de péage, le pont «HKB» a vu le jour grâce à un partenariat public-privé (PPP). Une première dans le secteur des transports en Afrique subsaharienne, et un mode de financement que les autorités aimeraient développer dans le cadre des grands projets structurants.

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D’un coût total de 308 millions d’euros répartis entre l’Etat ivoirien et divers bailleurs de fonds, dont la BAD, sa construction, supervisée par Socoprim, filiale du groupe français Bouygues et concessionnaire du pont sur trente ans, a mobilisé plus de 1400 ouvriers. Avec une fréquentation journalière projetée de 100 000 véhicules (60 000 dans les faits), le pont permettrait un gain de temps de 1,8 million d’heures d’embouteillages et une réduction de 90 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Doté d’un échangeur circulaire à trois niveaux, cet ouvrage est devenu un sujet de fierté pour de nombreux Ivoiriens, qui voient en lui un symbole de la renaissance d’Abidjan. 

Abidjan, vitrine du second miracle ivoirien
Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 84 du numéro Février 2016, en vente ICI.



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