Portrait

Yérim Sow, milliardaire de l’ombre

Par Karo DIAGNE-NDAW le 28 Février 2017


A coups de judicieux paris, le multimillionnaire sénégalais a bâti l’une des premières fortunes d’Afrique de l’Ouest, loin des projecteurs médiatiques. Portrait d’un homme d’affaires aussi secret que puissant.



Son statut de milliardaire le suit comme son ombre, mais une ombre insaisissable comme son propriétaire. Depuis près de deux décennies, Yérim Habib Sow cultive le secret, fuyant les médias avec constance et succès jusque là, tout comme pour ses a‹ffaires. A 49 ans, du haut de son mètre 85, cet homme à l’allure élégante a su saisir et exploiter les opportunités pour se constituer une fortune estimée à 350 millions de dollars. Yérim Sow, en habile investisseur, déploie son sens prononcé des a‹aires dans les télécommunications et l’hôtellerie, en passant par les télécoms, l’immobilier, la banque, les énergies, l’industrie et l’agro-industrie.

Fils de...

Issu d’une fratrie de sept enfants, le fils de Aliou Sow, fondateur en 1970 du très puissant groupe de BTP dénommé Compagnie Sahélienne d’Entreprise (CSE), aurait pu se contenter de rejoindre l’empire paternel. Il a préféré se faire un prénom. Né en 1967 à Dakar, il grandit dans le quartier huppé de Fann Residence. Une enfance et une adolescence dorées, pour un élève réputé brillant et sans histoire. A 18 ans, son bac scientifique en poche, il s’envole pour le Canada où il entre à Polytechnique, à l’université de Montréal. Sorti ingénieur, il fait ensuite cap vers les Etats-Unis voisins où il étudie le commerce à l’université de Boston.
    Encore étudiant, il monte sa première entreprise en 1988, à 21¢ans¢: Direct Access, spécialisée dans l’informatique. Six ans plus tard, le succès n’est pas au rendez-vous. Yérim Sow se tourne alors vers son père pour solliciter et obtenir un prêt d’un milliard de francs CFA. L’homme compte commercialiser des pagers, sorte de bipeurs permettant de recevoir des messages, à travers des modèles baptisés «šbip accessš». Cette fois, la magie opère. On est en 1994. Ces petits appareils font un tabac auprès de la jeune génération au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pays dont il possède aussi la nationalité –¢car c’est le pays de sa mère, soeur de Mohamed Tiecoura Diawara, ancien ministre du Plan du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 38 du numéro 40 Décembre 2016-Janvier 2017, en vente ICI.


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 20 Septembre 2017 - 09:14 Patrick Palmi, spécialiste du Marketing digital

Mardi 19 Septembre 2017 - 18:14 Joël Ndombasi, entrepreneur visionnaire

Facebook



Découvrez le sommaire des derniers numéros du magazine


Inscription à la newsletter