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Tunisie : eldorado de la santé

Par Sophie Leiser le 10 Avril 2017


La Tunisie est la première destination de tourisme médical en Afrique avec une dizaine de cliniques privées. Parmi celles-ci, trois se sont récemment implantées au nord de Tunis. Et, il est attendu l’ouverture prochaine d’un village de santé à Menzel Temine, au nord du pays, dont l’inauguration a eu lieu fin 2016 par la ministre de la Santé, le docteur Samira Merai.



La future pépite du tourisme médical en Tunisie s’appelle « Cap Bon Santé ». Le projet s’étend sur 7 000 m2 et verra le jour en juillet 2017. Une polyclinique de sept niveaux disposant de toutes les spécialités chirurgicales, les services d’exploitations endoscopiques, ophtalmologiques, cardiaques et neurologiques. Le projet est financé par des compagnies d’assurances –LA Ctama, AMI, AME, At-Takafulia Assurance–, par des acteurs du médical –une cinquantaine de médecins pluridisciplinaires–, et par un groupe d’investisseurs individuels.
    Concilier business, tourisme et soins médicaux est une tendance en pleine évolution en Tunisie qui propose un savoir-faire de qualité et des technologies de pointe. Près de la moitié des patients soignés en Tunisie viennent de l’étranger pour la compétence des médecins et le suivi des soins. La chirurgie est le secteur porteur de par la haute technicité des chirurgiens, tous a‘liés à l’ordre national des médecins. La proximité géographique du pays, l’accueil et les prestations de services incitent les Européens et les Africains à venir se faire soigner en Tunisie. 80% de la clientèle est d’origine libyenne, algérienne et mauritanienne, 10% est d’Afrique subsaharienne et 10% européenne.
    Selon un sondage réalisé par le ministère de la Santé et de la Banque africaine de développement (BAD) en 2016, 80% des patients se disent satisfaits des soins reçus, relate Amor Dehissy, coprésident de la Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien et directeurd’Estetika Tour. C’est une des premières agences qui organise un séjour comprenant logement, soins médicaux et déplacements. « Le pays accueille 250 000 patients par an pour une recette moyenne de 3 000 euros par personne », précise-t-il. Ce qui représente la moitié d’un budget européen pour la même qualité de soins. « La politique gouvernementale encourage le développement de la santé privé », confirme Amor Dehissy. A la clinique Pasteur, le docteur Karim Yacoub, chirurgien maxillofacial, plastique et esthétique, ancien attaché des hôpitaux de France, propose la rhinoplastie à 3 000 dinars (1 200 euros). Les patients viennent également pour remédier à l’obésité, autre spécialité du chirurgien.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 92 du numéro 43 Avril 2017, en vente ICI.


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