Techno

Rubicon, « Uber des déchets » ?

Par ALEX KONRAD le 14 Mars 2017


Nate Morris, PDG de la startup Rubicon Global, se rêve en « Uber des déchets » et vient bousculer les géants de ce secteur à 60 milliards de dollars.



Ces derniers temps, comme tout dirigeant de start-up technologique très en vue, Nate Morris a vu son agenda mondain s’étoffer de sollicitations fastueuses et glamours. Invitation de Leonardo DiCaprio à la première de The Revenant (refusée) et invitation du milliardaire Marc Benio à un dîner privé, en présence d’Arianna Hu‚ngton et de Billie Jean King (acceptée). Les activités de Rubicon Global se jouent pourtant aux antipodes de Hollywood et de la Silicon Valley, dans des lieux tels que Jeffersonville (Indiana), une commune de 45“000 habitants. C’est là, lors d’une douce journée de novembre, qu’il rencontre Bob Lee, responsable de la collecte d’ordures de la ville, venu lui demander un coup de main.
    Bob Lee travaille dans la collecte de déchets depuis 1971, l’année où, jeune vétéran de l’armée, il décroche un gigantesque contrat de collecte d’ordures pour l’agence locale pour l’emploi. Basée à Louisville (Kentucky), sa société Eco-Tech Waste Logistics est précisément le genre de petite structure familiale indépendante qui a contribué à l’essor de Rubicon. Avec 96 Ÿemployés et 69Ÿ camions-poubelles, Eco-Tech est un des chefs de file du secteur. Mais comme près de la moitié des petits collecteurs du pays, il doit constamment rivaliser avec les acteurs nationaux, dont les ressources sont sans commune mesure. La technologie développée par Rubicon va lui fournir les armes pour soutenir la riposte.
    Rubicon veut s’imposer en «“Uber des déchets“». Son logiciel, intermédiaire entre les collecteurs (les types avec les camions) et les producteurs de déchets (bureaux, usines ou maisons individuelles), permet de s’assurer que la récupération s’effectue sans accroc. Côté camions-poubelles, l’application de Rubicon détermine l’horaire du ramassage, sans intervention de la part du conducteur, qui reste ainsi concentré sur la route. Les répartiteurs savent en permanence où se trouvent leurs véhicules et lequel d’entre eux s’arrête le plus souvent. Le consommateur dispose quant à lui d’une vue générale indiquant le volume d’ordures envoyé à l’enfouissement et le volume recyclé, et à quelle fréquence le service de collecte lui est réellement profitable, ce qui permet des économies. Rubicon facture l’accès à sa technologie aux deux parties, les collecteurs et leurs clients.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 18 du numéro 42 Mars 2017, en vente ICI.


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