Classements

Les 100 femmes les plus influentes du continent

Par NADIA MENSAH-ACOGNY le 22 Juillet 2016


Avec cette troisième édition, le classement des 100 femmes les plus influentes d’Afrique devient un classique. Forbes Afrique propose un classement des femmes les plus influentes et non les plus puissantes. Cela donne une état des lieux plus fidèle de ce que sont et font les femmes du continent aujourd’hui.



Le constat, devenu une évidence, est que ces femmes sont désormais si nombreuses qu’un classement retenant seulement 100 d’entre elles devient un exercice de plus en plus difficile. Afin que notre classement reste conséquent, il s’est basé cette année encore sur les huit secteurs d’origine, couvrant ainsi les différents domaines d’intervention. Pas de doute, le « monde des affaires » reste le secteur de prédilection naturel des Africaines et demeure donc le plus peuplé. Le « secteur public » (politiques, activistes, philanthropes, institutions internationales, ONG) n’est pas en reste et voit ses rangs grossir par la transhumance de femmes venues des autres secteurs pour servir 
leur pays ou leur continent. Le secteur « sciences et technologies » maintient ses têtes de pont, avec une véritable éclosion de la gent féminine. Les avancées de ce secteur sont vitales pour l’essor économique, le développement durable et la santé du continent. Les Africaines se sont engouffrées dans le secteur des « finances » et y excellent. On compte un nombre grandissant de femmes PDG ou DG de banques africaines, de fonds d’investissement, de Bourses, gouverneures de Banques centrales, etc. Les effectifs féminins dans ce secteur sont en croissance avec des profils très impressionnants. Qu’il s’agisse d’arts plastiques, d’écriture, de chorégraphie, de spectacles musicaux, de photographie, de musique, de mode, ou d’autres formes d’expression esthétique, la créativité des Africaines a un impact extraordinaire sur l’explosion artistique et médiatique que connaît actuellement le continent. C’est donc sans surprise que ce secteur s’enrichit d’une édition à l’autre. Les « médias » (TV, radio, médias sociaux, publications/édition) ont toujours attiré les Africaines qui continuent d’y briller, avec quelques étoiles très en vue et une armée de talents prometteurs qui poussent fort les verrous  portes vers la gloire. Niveau « sports », sans  être très nombreuses à jouer dans la cour des grands, de vraies pépites aux
performances impressionnantes se distinguent. Enfin, « la diaspora » constitue notre huitième critère et continue de nous surprendre par le calibre des Africaines qui exercent des fonctions séniors ciblées sur l’Afrique. Ce secteur pourrait, à lui seul, faire l’objet d’un classement à part. Nous retiendrons ici une poignée de femmes dont l’action a un impact direct sur le continent. Parmi elles se trouve la benjamine du classement 2016, qui, du haut de ses 13ans, est déjà une activiste politique de renom. Comme en 2014 et en 2015, les Premières dames ne feront pas partie de notre classement.

Pour cette édition 2016, nous avons mis à jour chaque profil et revu le classement qui, par définition, évolue en fonction de l’actualité socio-économique et politique africaine et internationale, en fonction des changements de poste des femmes déjà présentes et de celles qui se sont illustrées qui sortent n’ont pas forcément démérité, mais la concurrence est rude. Nous disons donc au revoir à SE Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine, à Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie numérique du Togo, à l’Ethiopienne Eleni Gabre-Madhin, PDG d’eleni LLC, et à Gugu Msibi, Senior Partner chez Ernst & Young Afrique du Sud. S’en vont également la Zambienne Monica Musonda, PDG de Java Foods, la Sénégalaise Magatte Wade, cofondatrice et PDG d’Adina World Beat Beverages et la Ghanéenne Rosalind Kainyah, fondatrice et DG de Kina Advisory Limited. On compte encore parmi les sortantes l’actrice et chanteuse nigériane Genevieve Nnaji, la Kényane Patricia Amira, présentatrice du talk-show The Patricia Show, l’écrivaine et scénariste zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga et l’astronaute nigériane Maggie Aderin-Pocock.
Nous souhaitons la bienvenue à Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, l’ambassadrice d’Afrique du Sud devenue « Madame COP21 » et à la Marocaine Nawal El Moutawakel, membre du conseil d’administration du Comité international olympique. Bienvenue de nouveau aussi à Arunma Oteh, trésorière et vice-présidente du groupe Banque mondiale et à Ngozi Okonjo-Iweala, conseillère de Lazard auprès des gouvernements africains, qui reviennent. Plusieurs femmes du monde de l’art intègrent ce classementı: la designer sud-africaine Carrol Boyes, la photographe éthiopienne Aida Muluneh et la productrice de spectacles musicaux nigériane Bolanle Austen-Peters. Nous accueillons également trois femmes d’affaires : Tabitha Karanja, première femme à posséder et diriger une brasserie au Kenya, Ola Orekunrin, médecin urgentiste ayant créé une entreprise de secours par hélicoptère au Nigeria, et Terhas Asefaw Berhe, l’Erythréenne reine du « branding panafricain ». Et pour confirmer l’adage selon lequel « la valeur n’attend point le nombre des années », la perle du classement 2016 s’appelle Zuriel Oduwole, une jeune Nigériane de 13ıans qui se consacre à défendre la cause des écolières auprès des dirigeants africains. Enfin, on note toujours de la «fltranshumancefl» d’un secteur à l’autre. Ainsi, Ameenah Gurib-Fakim est désormais chef de l’Etat de Maurice, passant du secteur des sciences et technologies au secteur public. Bref : le cru 2016 des 100ıfemmes les plus influentes d’Afrique vous ravira par sa diversité et sa qualité. 

Pour accéder au classement, rendez-vous à la page 49 du numéro de Juillet/Août 2016, en vente ICI


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