Le sacre du gendre

L’arme secrète de Donald Trump pendant sa campagne ? Son gendre, Jared Kushner, cerveau et pilote d’une stratégie de micro-ciblage électorale, misant sur l’analyse ultrarapide de données et l’utilisation des réseaux sociaux. Plongée dans les coulisses de l’ascension la plus fulgurante de l’histoire politique moderne.


Le 8 novembre 2016, Donald Trump réussissait l’ascension la plus fulgurante de l’histoire politique récente. Autour de son siège new-yorkais, la Trump Tower, paratonnerre de 58 étages à la façade de verre noir, se dressent barricades et camions de télévision, tandis que des manifestants cernent la Cinquième avenue transformée en forteresse. En embuscade dans le hall paré de marbre rose, des hordes de journalistes et de touristes à l’aˆffût de selfies attendent dans l’espoir d’immortaliser le prochain homme fort de la politique américaine. Vingt-six étages au-dessus, le président élu choisit son cabinet. L’ambiance rappelle les multiples rebondissements de son émission de téléréalité, The Apprentice. Des célébrités déchues s’y disputaient, dans ce même immeuble, la bénédiction de M. Trump.
    L’heure approche pour les vainqueurs, mais intéressons-nous d’abord au grand perdant: le gouverneur du New Jersey, Chris Christie. Responsable de l’équipe de transition, il a été limogé avec la plupart de ses soutiens. Un épisode qualifié par certaines sources de «˜lutte à couteaux tirés˜», soldée par une «˜purge stalinienne˜».
    Or, au moment du drame, le principal protagoniste ne se trouvait pas dans la Trump Tower. Jared Kushner travaillait trois blocs plus au sud, au sommet de son propre gratte-ciel, au 666 de la Cinquième avenue, depuis lequel il veillait sur les entreprises de l’empire immobilier de la famille Kushner. Vêtu d’un costume gris à la coupe parfaite, le gendre de M.Trump, 35 ans, assis sur un divan de cuir marron dans son bureau soigné, ažffiche des manières d’une politesse parfaite. Elles lui ont valu un nombre vertigineux d’amis influents, bien avant qu’il ait conquis les faveurs et la confiance du nouveau leader du monde libre.    
    « ˜Le gouverneur Christie et moi-même avons décidé que cette élection l’emportait sur nos vieux diˆfférends et avons mené une collaboration très effižcace, explique-t-il en haussant les épaules. Les médias ont beaucoup spéculé. Comme je ne parle pas à la presse, ils racontent ce qu’ils veulent, mais je n’ai pas commandité sa sortie, ni celle d’aucun de ses soutiens. ˜»

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 73 du numéro 43 Avril 2017, en vente ICI.

STEVEN BERTONI
Facebook



Découvrez le sommaire des derniers numéros du magazine


Inscription à la newsletter