Le pari de l’énergie nucléaire en Afrique

Sous les encouragements d’experts africains et de l’AIEA, de plus en plus de pays du continent s’intéressent à l’introduction du nucléaire dans leur mix énergétique. Forbes Afrique a mené l’enquête.


Vincent Nkong-Njock, PDG de l’Ilemel Energy Solutions.
Vincent Nkong-Njock, PDG de l’Ilemel Energy Solutions.
Exceptée l’Afrique du Sud avec deux centrales en activité, aucun pays africain n’exploite à ce jour l’énergie nucléaire. Paradoxalement, des pays africains comptent parmi les principaux producteurs mondiaux d’uranium, le combustible utilisé dans les centrales nucléaires. En l’occurrence le Niger, l’Afrique du Sud, la Namibie, la République démocratique du Congo (RDC) et même la RCA.
    Certes, quelques pays du continent possèdent des réacteurs nucléaires. C’est le cas de la Libye, l’Algérie, la RDC, le Maroc et le Nigéria. Mais, ces réacteurs ne servent que pour des recherches, médicales surtout. Rien à voir donc avec la production de l’électricité…
   Pour Vincent Nkong-Njock, ancien cadre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et promoteur de la société Ilemel Energy Solutions basée à Dakar au Sénégal, l’Afrique gagnerait à intégrer cette source d’énergie dans son mix énergétique.
    D’abord «‹parce que pour s’industrialiser, l’Afrique a besoin de sources d’énergie de masse qui ont l’avantage d’avoir un faible coût de production et un prix de vente bas, donc adaptées au développement industriel‹», explique-t-il. Il ajoute que pour cela, il n’y a pas mieux actuellement que le nucléaire et le charbon. « Quand on regarde les dix pays au monde qui ont les coûts énergétiques les plus faibles et les niveaux industriels les plus élevés, on se rend compte qu’ils utilisent presque tous en très grande partie les énergies de masse, en particulier le charbon, le nucléaire ou les deux à la fois », assène-t-il.

L'énergie renouvelable coûte cher

Ensuite «‹parce que les énergies renouvelables qu’on recommande systématiquement à l’Afrique aujourd’hui coûtent en général trop cher et ne sont donc pas du tout adaptées au développement industriel‹». Enfin parce que contrairement à une idée couramment répandue, une centrale nucléaire n’est pas plus dangereuse qu’une autre source d’énergie ou qu’une autre avancée technologique. « Depuis qu’on exploite les centrales nucléaires, on n’a enregistré que trois catastrophes à ce jour, dont une qui est pour moi considérée comme ayant provoqué des morts d’hommes, celle de Tchernobyl en Ukraine, en 1986.‹»
 

Numéro 41 Février 2017
Numéro 41 Février 2017
Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 76 du numéro 41 Février 2017, en vente ICI.

JULIEN CHONGWANG
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