Le combat des jeunes de la « Silicon Mountain » de Buéa

A Buéa, ville anglophone située au pied du mont Cameroun, au sein de sa cité universitaire, s’est développée un phénomène qu’on appelle « la Silicon Mountain » de Buéa. Une centaine de jeunes « tech-entrepreneurs » y déploient leur génie technologique pour permettre à leurs entreprises d’émerger. Faisant face à de nombreux défis, ils se battent dur pour faire fleurir leur business.


Olivier Madiba, créateur de Kiro’o Games (à g.), et Mambe Churchill Nanje, fondateur de Njorku (à dr.)
Olivier Madiba, créateur de Kiro’o Games (à g.), et Mambe Churchill Nanje, fondateur de Njorku (à dr.)
Internet sera à l’économie du XXIe siècle ce que l’essence fut au XXe siècle», a affirmé Craig Barret, ex-CEO du groupe d’Intel. Suivant le modèle des riches businessmen tels que Bill Gates, Mark Zuckerberg ou même Masayoshi Son, les tech-entrepreuneurs de Buéa gravissent progressivement les échelons du e-business en Afrique. Certaines start-up sont devenues des références parmi lesquelles on peut citer Njorku, un moteur de recherche d’emplois en ligne, ou la société de logiciels Go-Groups Ltd. Elles sont nombreuses à éclore chaque jour. Mais, dans une société en voie de développement, ces tech-entrepreneurs font face à d’énormes difficultés qui freinent leurs ambitions et l’avancement de leurs projets.

La montée des entrepreneurs

L’entrepreneuriat est devenu une arme contre le chômage en Afrique. En effŽet, 60“% des chômeurs du continent sont des jeunes de 15-24“ans. De plus, les statistiques font ressortir que seuls 10“% des jeunes issus de l’enseignement supérieur et qui intègrent le marché du travail trouvent de l’emploi. Face à ce problème, des jeunes réunis en une communauté ont décidé de ne pas dépendre du gouvernement ou des entreprises du secteur privé, mais de s’auto-employer et même de créer des entreprises qui emploient d’autres. «Il ne faut pas compter sur personne pour son avenir», affirme Epey Collins, CEO de Colorfluid.
    Ces dernières décennies, on a vu le marché du digital exploser en Afrique. Aujourd’hui, près d’un tiers des Africains disposent d’un Smartphone et le boom du digital n’est pas près de s’essoužffler. Le potentiel de développement de L’Afrique dans ce domaine représente un grand marché. Ces jeunes entrepreneurs l’ont bien compris. C’est pourquoi Sabin Arsène Banankong (Junction Afri’k Design) affirme“: «Parce que j’ai pu identifier certains des problèmes ou encore des blocages qui compromettent le bienêtre et l’épanouissement au sein de ma société, j’ai entrepris d’apporter des solutions à ces problèmes afin de contribuer modestement à l’amélioration du cadre de vie des populations.» Et Momo Bertrand (Momo.B) de renchérir “: «Quand je me promène dans les rues, je vois des opportunités dans ce que les autres appellent “problèmes”. Bien que je n’aie pas encore gagné des millions, j’ai la satisfaction de tirer le meilleur de mon potentiel.»

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 38 du numéro 44 Mai 2017, en vente ICI.

NAOMI DONA
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