La vie Forbes

La griffe Pathé’O

Par MICHAEL TOBIAS le 22 Février 2017


Pathé Ouédraogo, alias Pathé’O, est le styliste qui a su réconcilier les Africains avec leur culture, à travers ses créations. Le pagne, le bogolan, le faso dan fani, l’indigo… ont été mis à l’honneur par ce couturier qui a habillé Nelson Mandela, Desmond Tutu, Kofi Annan, Naomi Campbell, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, pour ne citer que ces quelques têtes d’affiche. Forbes Afrique a rencontré le sexagénaire burkinabé dans son atelier de Treichville, à Abidjan. Il raconte son parcours et les moments forts de sa carrière.



Défilé de mode Pathé’O.
Défilé de mode Pathé’O.

Pathé’O, comment a démarré l’aventure, et qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette carrière de couturier ?

PATHÉ’O : Quand j’ai commencé, j’ai d’abord appris la couture homme, pendant cinq ans. Puis la couture femme pendant quatre ans. Soit neuf ans au total. Ensuite, en 1977, j’ai ouvert un atelier que je partageais avec quelqu’un pour un loyer mensuel 3500 ­francs CFA. J’ai loué une machine à coudre pour 1500 francs CFA. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à travailler et que les gens ont commencé à me découvrir. Cela m’a pris six ans, rajoutés aux neuf ans d’apprentissage, ça fait quinze. Ma notoriété a commencé à s’imposer, les gens ont commencé à venir chez moi, à me faire confiance.

Vous avez fait rapidement la différence. Qu’est-ce qui vous a permis de prendre une telle dimension ?

P. : J’ai eu beaucoup de chance. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de Chris Seydou, le regretté grand couturier malien. Il a été mon mentor. Quand il est venu en Côte d’Ivoire pour la première fois, je voulais le rencontrer. Mais c’était di’fficile de le voir, il était logé à l’hôtel Tiama.

Pourquoi vouliez-vous le rencontrer ? Vous aviez entendu parler de lui ?

P. : Oui. Il était célèbre. On racontait qu’il avait cousu une robe pour la reine Fabiola d’Espagne. C’était incroyable pour un Africain ! Donc je tenais à le voir, mais je n’ai pas pu à cette occasion. Mais il est revenu une autre fois à Abidjan pour un défilé de mode. J’étais dans la salle, mais j’étais tellement loin du podium que je l’apercevais seulement. A la fin je l’ai vu se diriger vers les toilettes. Alors, je l’ai suivi dans les toilettes !

Numéro 41 Février 2017
Numéro 41 Février 2017
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