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L’UCA veut apporter des solutions stratégiques aux défis économiques en Afrique

Par Patrick Ndugindi le 1 Décembre 2016


Le 15 novembre dernier à Paris, au sein de la maison de l’Afrique, s’est déroulée la cérémonie de présentation de l’Université des connaissances africaines (UCA), structure dont le lancement avait eu lieu le 28 avril 2016 dans la capitale française. L’UCA se veut un espace de réflexion et de mutualisation des compétences de cadres, chercheurs et chefs d’entreprise africains, chargées de produire des solutions stratégiques à destination des gouvernements, entreprises et collectivités publiques africaines.



Patrice Passy l’initiateur de l’Université, directeur associé de DB Conseil
Patrice Passy l’initiateur de l’Université, directeur associé de DB Conseil
La présentation de l’UCA, lieu de dialogue et d’expertise, a été effectuée par son initiateur Patrice Passy, directeur associé de DB Conseils et par Syrine Ismaili-Bastien, enseignante-chercheuse à l’université catholique de Lille et responsable relations publiques et publicité de l’UCA. A cette occasion, plusieurs orateurs ont abordé quelques thèmes de l’heure auxquelles doit faire face le continent africain notamment. « Comment dominer le cycle de l’information dans un rapport du faible au fort ? »,  a été développé par Francis Laloupo, journaliste et professeur de Géopolitique à l’Institut Pratique du Journalisme à Paris. Servane Fievez, directrice de l’entreprise Crossoverpo a planché sur  « Le potentiel des appels d’offres en Afrique et le rôle de l’université des connaissances africaines dans la mutualisation des intérêts ». «Les enjeux et perspectives des contrats publics en Afrique »   a été abordé par  maître Lewis Nsalou Nkoua, docteur en Droit public et avocat au barreau de Paris.

Selon Patrice Passy, l’un des premiers sujets qui sera abordé au sein de l’UCA est celui relatif aux stratégies à développer pour la mobilisation communautaire autour des campagnes de cause. Pour 2017, les membres de l’UCA comptent aborder plusieurs thèmes stratégiques à savoir « Sensibiliser, concevoir, structurer les métiers de demain en Afrique 2017 – 2025 » ; « Réseau d’investisseurs nationaux en Afrique : proposition de loi sur les investissements nationaux » ; « Le financement des zones économiques spéciales par l’investissement local : méthodes et solutions » ; « Le traitement de la dette inique des pays africains : méthodes et solutions » ; « Management des crises : création d’une agence nationale de management des crises » ; « Reconversion industrielle de l’économie nationale : outils et méthodes » ; « Enseignement tertiaire en Afrique : le programme de la formation tertiaire MAYELE » ; « Ingénierie entrepreneuriale 2017-2020 : standardisation de l’écosystème national » et « Comment dominer le cycle de l’information dans un rapport du faible au fort ? »
 

De nouvelles réponses à la guerre économique

Cérémonie de présentation de l’UCA
Cérémonie de présentation de l’UCA
Selon son concepteur, l’UCA a pour mission de créer le cadre conceptuel qui manque aux acteurs africains et internationaux, œuvrant pour la conceptualisation de nouveaux paradigmes post coloniaux africains. Objectifs : élaborer la pensée stratégique endogène africaine (PSEA) qui sera mise en œuvre en Europe et dans les pays africains par un réseau d’agences dénommé « La Nationale Stratégique ». Cette dernière, selon Patrice Passy, est un groupe d'institutions d'expertises d'aide à la décision qui a pour mission d'éclairer un gouvernement dans la conceptualisation et la mise en œuvre des nouvelles réponses stratégiques nationales en matière notamment de guerre économique et de rattrapage économique. C’est ainsi l’UCA compte notamment proposer aux Etats-clients la création d’une agence nationale de sécurité économique. L’UCA se dit ouverte à toutes les compétences nationales et internationales. « Nous recherchons des cadres pointus dans leur domaine pour des contributions techniques de haut niveau. Nous recrutons les élites, on repère les jeunes prometteurs, on leur assure le soutien des générations précédentes. Pas de politiques, de "manœuvriers" et d'affamés. Nos travaux portent sur le long terme et nécessitent un investissement privé conséquent...Nous ne sommes pas un think tank, nos prestations ne sont pas gratuites. Nous sommes une source d'influence, de pouvoir, indépendant, créateur de richesses et d'opinion. Nous sommes voués à la production de concepts nouveaux, de paradigmes adaptés capables d'épouser les nouvelles courbes africaines ou de solutions économiques innovantes et fournissons des solutions relatives au bien commun, sans participer directement au pouvoir politique, ni tenter de le conquérir. Notre fonction est donc d'inspiration et d'influence », explique Patrice Passy.


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