En Afrique subsaharienne, Rosatom surfe sur la vague du nucléaire

Les pays africains envisagent de plus en plus de recourir au nucléaire pour combler leur déficit énergétique. Parmi les acteurs qui souhaitant tirer avantage des ambitions nucléaires africaines, on trouve le géant russe Rosatom. Forbes Afrique a pu joindre Viktor Polikarpov, le vice-président régional chargé de l’Afrique subsaharienne. Décryptage et lumière sur les axes de déploiement de la compagnie russe en Afrique.


Viktor Polikarpov, vice-président régional chargé de l’Afrique subsaharienne chez Rosatom.
Viktor Polikarpov, vice-président régional chargé de l’Afrique subsaharienne chez Rosatom.
La question énergétique fait partie des priorités des autorités kenyanes. Le ministère de l’Energie et du Pétrole prévoit d’augmenter la capacité de production du pays à plus de 5000MW. Dans le cadre de ce plan énergétique, Nairobi souhaite construire une centrale nucléaire de 1000MW à l’horizon 2027. Cette centrale serait alors la première dans le pays et en Afrique de l’Est.
    En mai 2016, en marge du forum AtomExpo 2016, le Kenya Nuclear Energy Board (KNEB) et  Rosatom signent un mémorandum de compréhension mutuelle et de coopération en matière d’énergie nucléaire. Un accord qui porte sur «l’assistance au développement de l’infrastructure nucléaire kenyane; la recherche fondamentale et appliquée; la conception, la construction et l’exploitation de réacteurs nucléaires et de recherche; la production et l’utilisation des radio isotopes dans l’industrie, la médecine et l’agriculture», précise Viktor Polikarpov.

Construire la première centrale du Kenya

En mars dernier, à l’occasion de la «Semaine de l’énergie nucléaire» organisée par le KNEB, Rosatom se dit prêt à construire la première centrale du pays, conformément au protocole signé dix mois plus tôt. Interrogé sur le coût que représenterait cet investissement, Viktor Polikarpov ne s’avance pas encore: «A ce stade, il est trop prématuré d’estimer les coûts, de nombreux facteurs qui joueront un rôle dans le calcul des coûts doivent encore être évalués», souligne-t-il. Le Kenya sera un véritable test pour la compagnie, confrontée à des concurrents. «Je tiens à souligner que Rosatom est actuellement l’un des nombreux fournisseurs intéressés à aider le Kenya», rappelle M.Polikarpov.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 32 du numéro 45 Juin 2017, en vente ICI.

Patrick Nelle
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