Portrait

Edouard Moukendy, le businessman congolais de Flandre

Par Patrick Ndungidi le 12 Septembre 2017


Edouard Moukendy possède un atout qui parmi d’autres fait le succès de tout entrepreneur : l’audace. Une qualité qui lui vaut d’être aujourd’hui à la tête d’une fortune qu’il évalue entre 25 et 30 millions de dollars.



Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Un adage qu’a fait sien Edouard Moukendy, businessman de 47 ans, né d’un père congolais et d’une mère belge (flamande) et qui a su diversifier ses a‚aires au fil des années: chaîne de restaurants «‡healty food‡» opérationnelle en Belgique, en Pologne, à Prague, à Ibiza, et centres esthétiques. «‡Je suis partenaire avec Edouard dans le secteur de la santé, clinique esthétique, et aussi dans la restauration depuis maintenant plusieurs années et, jusqu’à présent, je n’ai jamais regretté notre collaboration‡», explique Steve Beun, partenaire associé d’Edouard Moukendy (Eddy). Ce dernier investit également dans le secteur de la publicité et du marketing depuis quelques années. Un partenaire qui peut parfois paraître «‡intraitable‡», comme en témoigne Steve Fernand, son collaborateur dans la pub et le marketing. Toujours à l’aff‚ût de nouvelles opportunités d’investissement, l’homme d’a‚ffaires à l’accent flamand prononcé vient d’acquérir, avec ses partenaires, et pour 100 millions d’euros, une partie côtière de (plage) de Gibraltar, Los Portichuelos, longue de deux kilomètres et d’une surface de 350 hectares. Ils comptent y investir plus de 2 milliards d’euros. «‡On doit pratiquement construire une ville comme cela se fait à Dubaï. Dans cinq ou dix ans, tout le monde voudra venir ici‡», annonce le businessman, entré très jeune dans le monde des a‚ffaires.
 

Le tournant

A l’époque, étudiant à l’université de Gand, Edouard Moukendy vit régulièrement dans la précarité financière. Sa mère, ancienne coopérante belge au Congo, où elle avait rencontré son père avant leur divorce, élève seule ses six enfants (trois garçons et trois filles, dont deux filles adoptées). Edouard, le cadet des garçons, vit mal cette situation, et décide d’écrire, ni plus ni moins, à l’ancien président du Zaïre, Mobutu Sese Seko. «‡Il n’a pas répondu‡», révèle-t-il en riant. Par la suite, il tombe sur un livre écrit par l’ambassadeur du Zaïre en Belgique de l’époque et basé sur la biographie des personnalités les plus importantes du pays. L’attention de Edouard Moukendy est attirée par le profil de Jonas Mukamba Kadiata Nzemba, alors tout-puissant président directeur général de la société minière de Bakwanga (Miba), entreprise florissante de l’époque appartenant à l’Etat congolais. «‡Je lui ai expliqué ma situation et lui ai dit que je souhaitais travailler avec le Zaïre. Il m’a répondu au bout de deux ou trois semaines et m’a demandé de le rencontrer avec ma famille lors de sa prochaine visite en Belgique, où nous nous sommes rendus.» Un tournant majeur dans la vie du jeune Edouard qui devient le fils adoptif de Jonas Mukamba. Ce dernier a quitté la Miba après la chute du régime de Mobutu, mais continue à gérer ses propres aƒffaires. Son nouveau père adoptif initie Eddy aux aƒaires. «C’est comme ça que je suis entré dans cet univers», indique l’homme d’aƒffaires.

Pour lire l'intégralité de ce dossier, rendez-vous à la page 30 du numéro 47 Septembre 2017, en vente ICI.


Dans la même rubrique :
< >
Facebook



Découvrez le sommaire des derniers numéros du magazine


Inscription à la newsletter