Techno

Au nom de MySpace

Par KATHLEEN CHAYKOWSKI le 21 Septembre 2017


Il y a une décennie, Chris DeWolfe tenait les rênes du site Internet le plus populaire de la planète, un site que Facebook est ensuite venu mettre au tapis. Chris DeWolfe est bel est bien de retour, bien décidé à s’ancrer durablement, cette fois sur le marché – volatil – du jeu vidéo mobile.



Les cofondateurs de Jam City Josh Yguado (à gauche), Chris DeWolfe (au centre) et Aber Whitcomb ont décroché le gros lot avec deux énormes cartons sur smartphone†: Cookie Jam et Panda Pop. Ensemble, leurs jeux totalisent quelque 800†millions de téléchargements.
Les cofondateurs de Jam City Josh Yguado (à gauche), Chris DeWolfe (au centre) et Aber Whitcomb ont décroché le gros lot avec deux énormes cartons sur smartphone†: Cookie Jam et Panda Pop. Ensemble, leurs jeux totalisent quelque 800†millions de téléchargements.
Château-fort-en-crème est une forteresse numérique faite de gaufres géantes, de cornets de biscuit trempés et de guimauves torsadées. C’est une des îles gourmandes sur lesquelles Chef Panda devra résoudre des casse-tête pour in fine confectionner des gourmandises. Sa quête ultime: décrocher la toque du meilleur pâtissier. Cela vous semble ridicule? C’est pourtant une aff­aire très sérieuse. Chef Panda est la vedette de Cookie Jam Blast, nouveau titre de l’éditeur de jeux vidéo sur mobile Jam City, fondé il y a sept ans à Culver City, en Californie. Cookie Jam Blast est un dérivé de Cookie Jam, le jeu le plus populaire de la société, qui totalise plus de 100 millions de téléchargements et a rapporté quelque 500M$ depuis sa sortie en 2014.
    «On espère que Cookie Jam tournera encore dans cinquante ans», confie Chris DeWolfe, 51ans, PDG et cofondateur de Jam City. Dans le monde hyperactif des jeux pour smartphone, une telle volonté de pérennité détonne. Mais elle semble tomber sous le sens lorsqu’on jette un rapide coup d’oeil dans le rétroviseur. Dans une précédente vie, Chris DeWolfe a cofondé et dirigé MySpace, pionnier des réseaux sociaux, qui n’a assurément pas connu le destin de Facebook. Cette fois, le PDG veut que sa création s’impose durablement.
    Les choses semblent bien parties. Depuis sa création en 2010, Jam City compte parmi les sociétés privées de jeux pour mobile qui ont connu la plus forte croissance. Elle revendique 50 millions d’utilisateurs mensuels et six de ses titres figurent parmi les cent jeux les plus rentables, jouant dans la même cour que Activision Blizzard, Supercell ou encore Electronic Arts.
    «Seule une petite dizaine de sociétés est parvenue à classer plus d’un titre dans le top 100, relève Michael Pachter, analyste chez Wedbush Securities, qui évalue le marché du jeu vidéo mobile à 40millions de dollars. Si vous parvenez à en placer plus d’un dans ce classement, c’est que vous avez mis la main sur une sacrée recette.»

Au nom de MySpace
Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 28 du numéro 47 Septembre 2017, en vente ICI.


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