Techno

Altesse royale cherche licornes

Par PARMY OLSON le 27 Juillet 2017


Le prince Andrew, duc d’York, ouvre aux start-up l’un des carnets d’adresses les plus influents et les plus puissants au monde.



Avec Pitch@Palace, son événement de networking, le prince Andrew se redéfi nit comme le protecteur d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
Avec Pitch@Palace, son événement de networking, le prince Andrew se redéfi nit comme le protecteur d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
«Et vous, que faites-vous donc ?» s’enquiert la reine Elizabeth II sans ambages, regard levé vers Michael Rolph, virtuose de l’informatique de 35 ans, aligné dans la file d’entrepreneurs qui s’étend dans une des salles d’apparat du palais Saint James. Non loin, tout ouïe, se tient celui pour qui la conversation représente un grand enjeu: le prince Andrew, deuxième fils de la reine et duc d’York.
    Nerveux, Michael Rolph explique que la start-up qu’il dirige a créé une application mobile baptisée Yoyo Wallet. Et que pense-t-il, demande à nouveau la reine, de ce nouveau projet d’envergure mené par le duc, grâce auquel des startup telles que Yoyo peuvent présenter, au sein même du palais, leurs idées aux dirigeants de sociétés et aux investisseurs parmi les plus puissants du pays ? M. Rolph répond que deux ans plus tôt, le programme du duc lui a permis d’entrer en relation avec l’une des plus grandes chaînes de cafés de Grande-Bretagne, et que les deux sociétés comptent, en ce même jour de décembre, annoncer leur partenariat.
    «Pourquoi avoir tant attendu ?», plaisante la reine. M. Rolph ne peut réprimer un sourire: «Eh bien, votre Majesté, durant ces deux ans, nous avons dû bâtir notre entreprise.» La reine le salue d’un signe de tête, puis avance dans la file. Baptisée Pitch@Palace, cette rencontre est la septième d’une série d’événements semestriels de réseautage lancée par le duc il y a trois ans. Le principe: une douzaine de start-up exposent leur concept à quelque 400 personnalités influentes dans les salons de réception rouge cramoisi du palais Saint James, construit il y a cinq centsans par Henri VIII, non loin du palais de Buckingham. Au milieu des tableaux du XXe siècle, les entrepreneurs discourent sur les algorithmes propriétaires, les plateformes mobiles et l’apprentissage automatique. C’est un peu la rencontre de [l’accélérateur de start-up] Y Combinator et de “Downton Abbey”, [série consacrée à une famille de l’aristocratie anglaise du début du XXe siècle], où tradition illustre et destruction créative se conjugueraient tant bien que mal dans l’espoir de dessiner, un peu plus vite, le futur à venir.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 22 du numéro 46 Juillet-Août 2017, en vente ICI.

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