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Alexandra Amon, la nouvelle référence du 7e art africain

Par FLEUR-JENNIFER NTOKO MOUSSIO le 16 Juin 2017


Lauréate du prix de la meilleure série télévisée du Fespaco en 2015, Alexandra Amon a bouleversé les codes cinématographiques avec sa série Chroniques africaines. Retour sur une aventure couronnée de succès.



En 2012, après avoir travaillé pendant deux années en tant que directrice artistique au sein de l’agence Mc Cann, Alexandra Amon décide de vivre de sa passion pour l’audiovisuel et se lance dans le bain de l’entrepreneuriat. Cinq ans plus tard, son pari est gagné, et ce malgré des débuts difficiles liés à une météo parfois capricieuse. «Quand on démarre, le souci premier, c’est le manque de capital… Le domaine de l’audiovisuel nécessite un certain capital de départ. L’autre challenge a été de trouver des personnes compétentes ayant une éthique professionnelle, promptes à soutenir ma vision», avoue-t-elle.

Une entrepreneuse dans l'âme

Cette businesswoman lance sa société ZIV Productions avec 5 Œmillions de francsŒCFA (environ 8000Œ$), une somme tirée de ses économies. Très vite, Alexandra Amon souhaite rendre son entreprise légitime. «Même si la plupart des entreprises démarrent dans l’informel […], je me devais d’atteindre une certaine vitesse de croisière; pour décrocher certains marchés, ça passe par là», explique-t-elle. Un sérieux qui se retrouve dans l’usage qu’elle fera de ses premières subventions. Avec 5000Œdollars, somme récompensant sa première place au concours de la Banque mondiale et Techno- Serve pour le prix du meilleur plan d’affaires pour une entreprise ivoirienne de 2012, elle s’offre un matériel de qualité. Son premier achatŒ: une caméra Blackmagic, une marque de référence dans l’audiovisuel.
    A son actif, la jeune productrice compte pas moins de quatre productions originales diffusées notamment sur A+, TV5 Monde ou encore Orange TV, après seulement quatre années d’existence. Et pour exister, Alexandra Amon a la clef.
    Il y a certes le porte-à-porte pour se faire connaître, mais parce qu’elle voit plus grand et qu’elle compte bien faire sa place elle se rend aux rendez-vous incontournables de l’industrie du cinémaŒ: les MIP Com et TV à Cannes, puis au DISCOP à Johannesburg. De là, elle négocie les droits de ses productions avec les distributeurs. Source de revenus supplémentairesŒ: elle crée des produits dérivés issus de ses séries. Depuis 2016, la société est désormais rentable, et la diversification de ses activités lui permet d’accroître ses revenus. Cette année, la vente seule des droits exclusifs a atteint 25 000 000Œ francs CFA, soit près de 40 000Œ$. Et pour 2018, la société table sur une progression de 200Œ% de ce chiffre.

Alexandra Amon, le profil d'une gagnante

Détentrice d’un Bachelor en publicité de l’Institut Pratt aux Etats-Unis obtenu en 2006, Alexandra Amon est avant tout une bosseuse, de son propre aveu. Sa passion pour le cinéma prend son envol lorsqu’elle effectue un stage pour le célèbre photographe et réalisateur américain David La Chapelle. Par la suite, elle collabore avec diverses sociétés de production indépendantes aux Etats-Unis ou encore pour 3A Télésud.

Alexandra Amon, la nouvelle référence du 7e art africain
Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 28 du numéro 44 mai 2017, en vente ICI.

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