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« Afriques Capitales » : l’art contemporain africain dans tous ses états

Par PATRICIA COIGNARD le 17 Mars 2017


Dans le cadre de son festival « 100 % Afriques », La Villette présente du 29 mars au 21 mai 2017 « Afriques Capitales ». Dédiée aux grandes villes du continent, cette exposition propose une (re)découverte de la scène artistique contemporaine. Rencontre avec Simon Njami, le commissaire de l’exposition.



« Afriques Capitales » : l’art contemporain africain dans tous ses états

Pourquoi avoir choisi le thème de la ville ?

Simon Njami : L’espace urbain montre la complexité du continent. L’Afrique n’est pas une seule entité. Quel que soit le regard que l’on porte sur elle, la cinquantaine de pays qui la composent possède chacun leur identité, leur culture. La ville vécue comme un espace d’échanges, de rencontres et de tensions est abordée dans cette exposition comme une tentative de rendre visible la «contemporanéit遻 du continent. Je dis souvent que si je reviens dans trois cents ans à Paris, je ne serai pas perdu. Alors qu’à Dakar ou au Caire, la ville bouge constamment.

La métropole n’invite-t-elle pas aussi à porter un regard différent sur l’altérité ?

S.N. : Mettez un photographe africain dans une ville suédoise. Ses photos exprimeront son rapport à la lumière et à l’environnement, forcément di†fférent de celui d’un autochtone. Tout est question de perception. Afrique Capitales démontre que l’avenir ne se niche pas dans la revendication outrancière de nos particularismes, mais, au contraire, dans le dépassement de soi et la rencontre de l’autre.

Hasard ou non des calendriers, cette exposition se tient dans une période de montée des nationalismes et du repli sur soi.

C’est pourquoi elle est si importante pour moi. Depuis dix ans, il n’y a pas eu en France d’exposition de cette ampleur, présentant la création africaine contemporaine dans toute sa diversité. Il ne s’agit pas d’un panorama régional, vous l’aurez compris. Ni d’une opération publicitaire. Dans ce moment clé pour l’histoire française, il est essentiel de montrer notre humanité en partage et la richesse de nos voix qui font ce monde.

Pour lire l'intégralité de cet article, rendez-vous à la page 90 du numéro 42 Mars 2017, en vente ICI.


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